L’e-cigarette bientôt réglementée ?

«Vapoter» est la nouvelle tendance en ce début du 21e siècle et le nombre d’utilisateurs ne cesse d’augmenter. En France, il n’y a pas de réglementation pour encadrer son utilisation mais sa fabrication va bientôt être régie par des normes.

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L’e-cigarette, un symbole?

La cigarette classique, symbole d’affirmation sociale au XIXe siècle, ou encore du glamour et de l’élégance pour les femmes dans les années folles, a vu son image détruite par les anti-tabac vers la fin du XXe siècle jusqu’à disparaître de l’espace public. L’arrivée de l’e-cigarette avait redonné une certaine liberté aux fumeurs qui avaient perdu le droit de fumer du tabac dans des lieux publics.

Dans plusieurs pays, dont le Luxembourg, la Belgique ou encore à Malte, l’e-cigarette est interdite, au même titre que la cigarette normale, dans les lieux publics. Le Pays de Galles songerait sérieusement à leur emboiter le pas tandis qu’aux Etats-Unis, le «vapotage» est interdit dans les lieux public à Los Angeles et New York. En France, pour l’instant, son utilisation est censée être tolérée partout, mais dans certains lieux c’est à l’appréciation du gérant. Par exemple, le gérant d’un restaurant peut vous demander de ne pas «vapoter» dans son établissement.

L’e-cigarette, un produit encore trop jeune, connaît une forte croissance depuis son arrivée sur le marché et elle compterait plusieurs millions d’utilisateurs en France. Le manque d’études autour de l’e-cigarette ne permet pas aux autorités d’affirmer son efficacité ni de réglementer son utilisation, d’où la nécessité d’établir des normes en ce qui concerne sa fabrication.

Etablir des normes pour un meilleur encadrement

Il y a une semaine, le New York Times a publié un article pour alerter l’opinion publique sur les dangers de la cigarette électronique, plus particulièrement sur la toxicité du liquide nicotinique (plus dangereux que le tabac car plus facilement absorbé). Toujours selon le journal, il y aurait eu 365 cas graves d’empoisonnement, suite à la manipulation de l’e-liquide en 2013, trois fois plus que l’année précédente.

Le Monde nous apprend que l’Afnor (Association française de normalisation), qui représente officiellement la France auprès l’Organisation internationale de normalisation (ISO), va se pencher sur la question de l’e-cigarette en établissant des normes pour sa fabrication afin de donner des garanties de transparence et de sécurité. Les trois lignes directrices du projet concerneraient:

  • la cigarette électronique comme étant un dispositif électroportatif (l’e-cigarette elle-même)
  • les e-liquides (avec ou sans nicotine)
  • l’harmonisation de l’étiquetage et de l’information à destination des utilisateurs
  • la définition de méthodes propres à l’analyse de la vapeur, évaluation des risques de pollution de l’air
  • la sécurité de conception, de performance ou encore d’aptitude à l’usage (température de chauffe).

Certains tabacologues et médecins préconisent l’utilisation de l’e-cigarette pour ceux qui souhaitent arrêter de fumer. Il existe des mutuelles santé qui proposent des formules de prise en charge pour le remboursement partiel de vos achats. «Vapoteurs», veuillez vérifier auprès de votre mutuelle santé quels sont les remboursements auxquels vous avez droit.

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