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Le don d’organes désormais automatique


L’Assemblée a adopté un amendement renforçant le principe de consentement au don d’organes. Prochainement, toute personne majeure acceptera par défaut de faire don de ses organes : les familles du défunt n’auront plus leur mot à dire.

Les familles mises à l’écart du don d’organes

Jusqu’à présent, pour faire don de ses organes, il était préférable d’être en possession d’une carte de donneur ou tout du moins, d’en avoir discuté avec ses proches afin que ces derniers puissent prendre la décision adéquate le moment venu. Mais d’ici 2018, la situation devrait sensiblement changer.
La mesure promulguée dans le cadre du projet de loi Santé de Marisol Touraine vient en effet bousculer les mentalités en facilitant le prélèvement d’organes. Dans le cas d’un décès, les organes de la personne disparue seront prélevés automatiquement, sauf si celle-ci est inscrite dans le registre national des refus. En d’autres termes, la famille ne sera plus consultée, mais seulement informée de la situation.

A ce jour en France, 19 000 patients sont dans l’attente d’un don d’organes.

Une mesure qui divise le monde médical

Le personnel hospitalier est quant à lui plus mitigé : certains envisagent difficilement de prélever des organes sans le consentement des familles et regrettent que les proches soient ainsi évincés d’un geste, à l’origine, basé sur la générosité.
Pour répondre aux critiques des associations de donneurs, le gouvernement a également prévu de définir dès 2017 d’autres moyens d’exprimer son choix quant au don d’organes, en plus du registre national des refus.