Déremboursement des pilules de 3eme génération : les IVG n’ont pas augmenté

Vous le savez, les pilules contraceptives de 3e génération qui suscitaient l’inquiétude de la Haute autorité de santé (HAS), ne sont plus remboursées depuis le mois de septembre 2013. Les différentes instances sanitaires redoutaient une possible hausse des avortements. Mais selon l’Agence du médicament, cette décision n’a pas provoqué l’augmentation des Interventions volontaires de grossesse (IVG).

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Plus d’un million de femmes ont changé de contraception

D’après l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), « plus d’un million de femmes ont changé de contraception pour en prendre une comportant moins de risque pour leur santé». Par rapport à l’année dernière il y a seulement eu une «petite augmentation de ventes de pilules du lendemain de 5% fin aout» explique Mahmoud Zureik, directeur stratégie et affaires internationales à l’ANSM.

Le scandale provoqué par les pilules de 3e et 4e génération l’année dernière a poussé 20% des Françaises à changer de pilules. Les chiffres de l’ASNM montrent que les ventes ont baissé de 26% cette année sur ces deux types de contraceptifs. Au vu du danger, les femmes ont décidé de se rabattre sur les pilules de de 1ere et 2eme génération. En effet, les risques de thrombose veineuse (phlébite, embolie pulmonaire) chez les femmes qui utilisent un contraceptif oral combiné (COC) de 3eme génération (contenant du désogestrel ou du gestodène) ou une pilule qui contient de la drospirénone sont deux fois plus élevés que chez les femmes qui utilisent une pilule de 2eme génération qui contient du lévonorgestrel.

En plus des risques, une femme a porté plainte au mois de décembre dernier contre le laboratoire Bayer et l’ANSM. Du coup, les autorités françaises ont pris la décision de ne plus rembourser les pilules de 3eme génération et de retirer du marché Diane 35, utilisé comme contraceptif (qui est à la base un traitement anti-acné).

L’ASNM donne des indications

L’ANSM donne ses indications aux prescripteurset les encourage à rechercher les facteurs de risque lors de toute nouvelle prescription à une patiente.

L’agence pousse les professionnels de santé à effectuer des interrogatoires sur les antécédents médicaux personnels et familiaux afin d’identifier d’éventuels facteurs de risque commele tabagisme. Des examens cliniques sont également conseillés afin de dépister une éventuelle hypertension artérielle, et d’effectuer un bilan lipidique et un dosage de glycémie.

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