Contraception : quid du patch hormonal ?

L’agence du médicament (ANSM) a rappelé, mercredi 27 février, qu’en matière de contraception, les professionnels de la santé étaient invités à proposer en premier lieu des pilules contraceptives de 1ère et/ou de 2e génération plutôt que des pilules des générations suivantes d’une part, ou même que le patch hormonal contraceptif.

Pour l’agence en effet, les patchs contraceptifs Evra (patchs du laboratoire Janssen Cilag, seuls commercialisés en France) présentent des risques similaires à la prise des pilules de 3e et 4e génération, à savoir des risques de thrombose veineuse.

Les risques de thrombose et d’embolie doivent figurer sur les ordonnances

Même si seulement 0,4% des femmes âgées de 15 à 49 ans utilisant un contraceptif ont recours au patch hormonal, les risques induits par leur utilisation, semblables aux risques liés à la prise des pilules de 3e et 4e générations, ont conduit l’ANSM à se prononcer sur de nouvelles règles de prescription pour les contraceptifs.

Hormis le fait, comme vous le savez, de proposer en première intention des pilules contraceptives des deux premières générations, les médecins qui prescriraient tout de même des pilules des générations suivantes sont appelés à faire figurer noir sur blanc, c’est-à-dire sur l’ordonnance même, les risques de thrombose et d’embolie auxquelles s’exposent les patientes.

Cette condition devra nécessairement être remplie pour que le pharmacien délivre à la patiente la pilule en question. Du côté du premier syndicat médical français (CMSF), la réaction ne s’est pas fait attendre puisque celui-ci dénonce «l’absurdité d’une telle mesure, qui rend aujourd’hui plus facile de prescrire des produits opiacés qu’un contraceptif» en attirant en outre l’attention sur le fait qu’une telle décision est la preuve que l’ANSM ne prend pas ses responsabilités.

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