Contraception des mineures : vote d’une garantie de confidentialité

Lundi 26 novembre 2012, alors que les députés examinaient en seconde lecture le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), lequel a été blackboulé par le Sénat mi-novembre, il a été décidé d’ajouter à la gratuité de la contraception pour les mineures, la «garantie de confidentialité» dans la délivrance des contraceptifs.

Cette proposition de la ministre de la Santé Marisol Touraine ne fait qu’entériner un projet ancien, dont on vous parlait en mai 2011, qui était alors porté par la député UMP Bérengère Poletti. Cette dernière a d’ailleurs été hyper fair-play sur ce coup en se félicitant de l’adoption de la mesure et en allant même jusqu’à regretter «avoir rencontré plus d’échos dans la nouvelle majorité que dans l’ancienne», nous dit LeParisien.fr.

L’anonymat de la contraception synonyme de liberté pour les mineures

En se fondant sur le fait que la garantie de confidentialité est «nécessaire afin que les jeunes filles puissent avoir recours à la contraception si elles le souhaitent sans que l’information qui serait faite à leurs parents sur ce point, notamment par les informations issues du remboursement par l’assurance maladie, ne pèse dans leur décision et vienne entraver leur volonté», l’adoption de cette mesure répond à l’impératif de favoriser l’expression du libre-arbitre des mineures.

Cet impératif vise par là même un autre objectif, celui d’éviter la multiplication des IVG, en hausse constante chez les jeunes filles mineures.

La ministre de la Santé aurait par ailleurs rejeté la proposition d’étendre cette mesure à d’autres examens, tels que les prises de sang pour mesurer le taux de b-HCG.

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