Chirurgie de l’obésité : la sécu souhaite encadrer la pratique

Jeudi 21 février, la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) aurait déclaré, nous apprend le site de la Mutualité Française, vouloir encadrer les actes de chirurgie de l’obésité, en nette progression ces dernières années.

Si en 2006, moins de 15000 actes de chirurgie de l’obésité ont été réalisés en France, ce type d’interventions a doublé pour atteindre le nombre de 30 442 en 2011.

Chirurgie de l’obésité, qui est concerné?

6,9 millions de personnes souffrent d’obésité en France, soit 15% de la population adulte, nous apprend la Mutualité Française. Sur ces 6,9 millions de personnes, on estime à 500000 le nombre de personnes touchées par une obésité dite morbide, c’est-à-dire celles qui ont un indice de masse corporelle (IMC) supérieur ou égal à 40 kg/m².

C’est précisément pour les personnes souffrant d’obésité morbide que la chirurgie de l’obésité, de la gastroplastie (réduction de la taille de l’estomac) à la pose d’un anneau gastrique, est indiquée. Les personnes dont l’IMC est supérieur ou égal à 35 kg/m² et qui souffrent d’un diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires ou encore d’insuffisance respiratoire sont également concernées.

Or, selon les chiffres communiqués par la Cnam, «près de 4% des patients ayant une obésité morbide ont eu recours en 2011 à une chirurgie de l’obésité». En outre, parmi les patients opérés en chirurgie de l’obésité:

Les recommandations de la CNAM sur la chirurgie de l’obésité

Pour davantage encadrer les actes de chirurgie de l’obésité, la sécusouhaite :

  • Rappeler aux 23000 généralistes que «le traitement médical, nutritionnel, diététique et psychothérapeutique constitue la prise en charge de première intention» de l’obésité et que ce premier traitement doit durer au moins 6 mois;
  • «Favoriser l’actualisation de référentiels de bonne pratique sur les indications chirurgicales, en particulier pour les jeunes patients, et le choix de la technique utilisée»;
  • Une «labellisation des centres, en nombre limité, susceptibles de prendre en charge les jeunes dans des conditions optimales de sécurité»;

Assurer «le suivi d’une cohorte de patients opérés pour évaluer dans la durée le rapport bénéfice-risque des différentes techniques et mener une évaluation médico-économique».

Afficher les questions et commentaires
Et si on discutait ?

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation des cookies Fermer

Revoir mes dernières offres