Des chiens renifleurs pour dépister le cancer

Des chiens dépisteurs de cancer

Le chien deviendra-t-il un jour le meilleur outil pour détecter les cancers ? C’est ce que laissent penser plusieurs travaux sur les qualités de renifleur de l’animal et son aptitude à flairer certains types de cancers à partir d’échantillons d’urine. Si la pratique est aujourd’hui expérimentale, elle pourrait constituer l’avenir des tests de dépistage sans intervention chirurgicale.

Avec ses 200 millions de cellules olfactives, le chien a un sacré flair… et serait même capable de déceler des tumeurs cancéreuses, en particulier celles de la prostate. Pour comprendre ce constat pour le moins surprenant, il faut comprendre que le cancer a une odeur. Au cours de leur évolution, les cellules cancéreuses ont la capacité de transformer leur métabolisme en libérant des molécules volatiles odorantes, dont on retrouve des traces dans le sang, l’haleine, la sueur ou encore l’urine. Ces odeurs, imperceptibles par le nez de l’homme, peuvent être détectées par les truffes ultra-sensibles des chiens.

90 % de précision pour le cancer de la prostate

Le flair des chiens peut dépister le cancerL’étude menée récemment par les scientifiques du Humanitas Clinical and Research Center de Milan ouvre de nouvelles perspectives à la recherche médicale. Pendant cinq mois, deux femelles Berger Allemand ont été entraînées au dépistage de molécules volatiles odorantes en reniflant les échantillons d’urine de 900 volontaires, certains étant atteints d’un cancer de la prostate. Résultat : en se couchant à côté de l’échantillon, les chiennes ont émis le bon diagnostic pour 90 % des 360 personnes affectées par la maladie. Depuis, d’autres résultats prometteurs ont été constatés aux Etats-Unis pour le cancer de la thyroïde ou encore des ovaires.

Le cancer reste la première cause de mortalité en France avec 145 000 nouveaux décès chaque année.

Développer des truffes électroniques

Dépistage du cancer par les chiensCette méthode de dépistage nécessite encore un temps de recherche, mais annonce déjà une évolution dans les tests de détection sans prélèvement du tissu affecté, comme c’est aujourd’hui le cas pour une biopsie. En effet, les canidés ne pourraient être qu’une étape dans un processus de standardisation du dépistage olfactif. Plusieurs équipes médicales s’attèlent à la reproduction de l’odorat du chien grâce aux nanotechnologies. Des chercheurs israéliens ont ainsi élaboré un nez électronique capable de dépister un cancer de l’estomac dans l’haleine, tandis qu’en Suisse, un outil portatif a été mis au point pour détecter le cancer de la gorge.

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