Canicule : fait-il trop chaud pour travailler ?

Canicule au travail

Si la législation française ne mentionne pas l’interruption de l’activité professionnelle en cas de fortes chaleurs, les employeurs sont tenus de s’assurer du bien-être de leurs salariés, conformément au Code du travail.

Il y en a qui se réjouissent de rejoindre leur bureau pour profiter de la fraîcheur des climatiseurs. Et puis, il y a ceux qui redoutent de travailler en plein air sous un soleil de plomb. A l’intérieur comme à l’extérieur, les fortes chaleurs rendent les conditions de travail difficiles, voir insurmontables. Pourtant, aucune température maximale au-dessus de laquelle il serait dangereux de travailler n’est fixée par la loi. Pour que chacun poursuive son activité dans un environnement acceptable, le Code du travail prévoit certains aménagements.

Veiller au confort des employés

Si on se réfère à l’article L4121-1, tout employeur doit prendre « les mesures nécessaires » pour « protéger la santé physique » de ses salariés et s’adapter en cas de « changement des circonstances ». En cas de canicule, ces aménagements peuvent prendre différentes formes :

  • Aération des locaux au moyen de climatiseurs, en veillant à l’écart de température entre intérieur et extérieur ;
  • Mise à disposition de ventilateurs d’appoint et de brumisateurs ;
  • Distribution d’eau et de boissons fraîches (non alcoolisées, précise la loi).

En Allemagne, l’employeur doit inviter ses salariés à cesser leurs activités si la température dépasse les 35°C à l’intérieur des bureaux.

Des métiers plus exposés

Chaleur et condition de travailLes personnes qui travaillent à l’extérieur, notamment les professions du bâtiment et des travaux publics (BTP), sont les moins bien loties en période de canicule. La loi prévoit que des zones d’ombres et des locaux frais soient mis à disposition pour se protéger de la chaleur. Les horaires de travail sont, quant à elles, aménagées au cas par cas selon les décisions des employeurs.

En cas de chantier stoppé pour cause météorologique, les salariés peuvent se tourner vers le régime de chômage « intempéries », créé en 1947, afin de maintenir leur rémunération.

Si les conditions de travail se révèlent insoutenables et vont jusqu’à présenter un danger pour la santé, le salarié peut faire appel à son « droit de retrait » pour cesser son activité professionnelle. L’entreprise décide ensuite si, oui ou non, la situation mérite une telle mesure. L’article L4131-3 précise toutefois qu’« aucune sanction, aucune retenue de salaire ne peut être prise à l’encontre d’un travailleur qui s’est retiré d’une situation de travail dont il avait un motif raisonnable de penser qu’elle présentait un danger grave et imminent pour sa vie ou pour sa santé. »

Adopter une tenue appropriée

Malgré ce que beaucoup aiment à croire, la liberté de se vêtir n’est pas un droit fondamental. La loi L1121-1 permet aux employeurs d’imposer un code vestimentaire à leurs salariés, soit pour des raisons de sécurité, soit dans le cadre de contact avec la clientèle ou le public. Pour éviter de finir en nage après une journée en costume, certains tissus naturels sont à privilégier comme le coton ou le lin. Mais au-delà du dress code, la meilleure solution pour lutter contre la chaleur reste l’hydratation : pensez à boire au minimum trois litres d’eau par jour.

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