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La sécu baisse le remboursement de 8 somnifères à 15%


Après avoir essayé de décourager la prescription de somnifères tant aux enfants, aux adultes qu’aux personnes âgées, la Commission de la Transparence de la Haute autorité de santé a décidé de les dévaluer avec pour arguments leur faible efficacité et leurs effets nocifs pour la santé.

Somnifères

Les médicaments concernés

Depuis 2012, la Haute Autorité de santé (HAS), la Direction générale de la santé (DGS) et l’Agence nationale de sécurité de médicament (ANSM) se sont engagées à décourager la prescription des benzodiazépines hypnotiques, ou plus familièrement les somnifères, et surtout le renouvellement systématique des traitements.

Avec 4 millions de consommateurs, la France est championne d’Europe de la consommation de somnifères. Prescrits pour traiter des troubles du sommeil sur le court terme, les somnifères peuvent susciter la dépendance et avoir des effets nocifs sur la santé pour des longs traitements étalés sur plusieurs mois. Ces effets nocifs comme les troubles de la mémoire, les troubles comportementaux, les chutes, la baisse de la vigilance, la somnolence diurne augmentent au-delà de 28 jours de traitement.

Dans une approche préventive, la HAS espère ralentir la consommation des somnifères en diminuant leur taux de remboursement par la sécu. Ainsi, les somnifères, jusqu’ici remboursés à 65%, ne seront remboursés qu’à hauteur de 15%. La baisse du taux de remboursement pour les somnifères concerne :

  • L’estazolam
  • Le loprazolam
  • Le lormétazépam
  • Le nitrazépam
  • Le témazépam
  • Le zolpidem
  • Le zopliclone

Les génériques des médicaments cités sont également concernés par cette baisse de remboursement.

Des thérapies alternatives pour un meilleur traitement

Les autorités engagées déplorent une surconsommation mais aussi le mauvais usage des somnifères. Elles encouragent les médecins à prescrire la plus faible dose possible pour un traitement n’excédant pas 4 semaines.

Au-delà de cette période, si le traitement n’a pas fonctionné, les patients devraient être encouragés à essayer des traitements par la thérapie comportementale et cognitive. La HAS favorise la prise en charge non-médicamenteuse d’abord plutôt que la prescription de somnifères.

Source : HAS