La vente en ligne de médicaments critiquée

Depuis que l’autorisation de la vente de médicaments en ligne a été imposée par la directive 2011/62/UE du 8 juin 2011 de l’Union Européenne, le gouvernement français a travaillé à l’encadrement de ce nouveau canal de distribution au niveau national. Un projet d’arrêté du ministère de la Santé a été conçu à cet effet.

Cependant, l’Autorité de la Concurrence a émis un avis négatif le concernant. Elle qualifie ce projet de restrictif et de peu attractif pour le patient.

La vente en ligne serait trop encadrée

Ce projet d’arrêté, s’il était adopté en l’état, ferait perdre en compétitivité les cyberpharmacies françaises. La vente de médicaments soumis à prescription serait interdite (disposition prévue par l’UE). La vente en ligne serait aussi limitée aux médicaments de médication officinale (ceux que l’on trouve en libre-service en pharmacie). Les médicaments situés derrière le comptoir du pharmacien (tels que l’aspirine ou les antitussifs), seraient interdits à la vente en ligne.

L’arrêté interdirait également que les produits de pharmacie et de parapharmacie soient vendus sur un seul et même site Web. Ouvrir deux sites différents augmenterait les coûts pour les vendeurs. De plus, les prix en ligne devraient être alignés avec les prix pratiqués en officine, ce qui rend donc le site Web moins compétitif.

Selon l’Autorité de la Concurrence, à cause de ces restrictions, les cyberpharmacies françaises seraient beaucoup moins compétitives que celles de nos voisins européens. De ce fait, cette réglementation pousserait les patients à se tourner vers l’étranger pour l’achat en ligne de leurs médicaments.

Des cyberpharmacies peu attractives pour les patients

Du point de vue de l’acheteur, ce projet d’arrêté rendrait les cyberpharmacies moins intéressantes.

Comme précisé plus haut, l’arrêté obligerait les pharmaciens à pratiquer les mêmes prix en ligne que dans leur magasin. Mais cela ne prend pas en compte les frais de port, qui donc s’ajouteraient au prix de la commande. Se faire livrer coûterait alors plus cher que d’acheter en officine.

L’Autorité de la Concurrence dénonce également des contraintes évitables pour l’acheteur. Par exemple, on ne peut pas acheter des produits pharmaceutiques et parapharmaceutiques sur le même site. Le client serait obligé, à chaque achat, de remplir un questionnaire santé, alors que le site pourrait simplement garder les réponses en mémoire entre chaque commande.

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