L’Académie de médecine se prononce sur les médecines douces

L’acupuncture, l’hypnose, l’ostéopathie, et le tai-chi, quatre des médecines douces les plus répandues ont été étudiées par l’Académie de médecine afin de déterminer «leur place parmi les ressources de soins». D’après son rapport, publié le 5 mars 2013, il ressort que si l’Académie ne les rejette pas, elle reste prudente sur la place qu’on leur accorde au sein du parcours de soin.

Les médecines douces, parfois efficaces

Ce que l’on peut tout d’abord retenir concernant ces médecines, c’est que l’Académie est loin de les rejeter entièrement. Dans son rapport, chacune de ces thérapies est étudiée. Ainsi, pour les quatre, elle tire des conclusions sur leur efficacité.

Sur l’acupuncture, par exemple, l’Académie conclut qu’elle peut être indiquée dans certains cas où son efficacité est avérée, notamment dans le traitement de certaines douleurs, comme dans le cas de migraines ou d’arthrose des membres inférieurs. Elle peut aussi être utile pour les patients sous chimiothérapie, victimes de nausées ou de vomissements.

L’hypnose, quant à elle, est effectivement efficace pour soulager les douleurs liées aux gestes médicaux invasifs chez l’enfant et l’adolescent. Elle fonctionne également pour réduire les effets secondaires des chimiothérapies anticancéreuses.

L’ostéopathie aurait une efficacité modérée sur «la lombalgie aiguë, subaiguë ou chronique, sur la cervicalgie aiguë, subaiguë ou chronique, sur la céphalée d’origine cervicale, les états vertigineux d’origine cervicale, et à un moindre degré sur la migraine».

Enfin, le tai chi peut être intéressant dans le cadre de traitement de maladies «sensibles à l’exercice physique». En d’autres termes: si le tai chi est efficace, il ne l’est pas forcément plus que n’importe quel autre programme d’entraînement physique.

La médecine douce reste une thérapie complémentaire

Cependant, l’Académie n’en est certainement pas encore à approuver le remplacement de la médecine par ces méthodes. Elle recommande de toujours passer par un médecin avant d’envisager d’avoir recours à la médecine douce, afin d’éviter un mauvais diagnostic du problème de santé dont on peut souffrir.

De même, l’Académie note que dans certains cas, l’efficacité de ces méthodes dépendrait en grande partie d’un effet placebo. Les tests sur l’acupuncture montrent que les résultats obtenus en plaçant les aiguilles hors des points recommandés sont similaires à ceux obtenus en pratiquant cette thérapie correctement. Cela n’empêche que même si c’est un placebo, son efficacité pour lutter contre la douleur est avérée.

Enfin, il faut se rappeler que si certains bienfaits de ces méthodes ont été validés par l’Académie de médecine, d’autres bienfaits qu’elles prétendent apporter restent encore à démontrer.

Afficher les questions et commentaires
Et si on discutait ?

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation des cookies Fermer

Revoir mes dernières offres