10 choses géniales qui disparaîtront si la Terre gagne 2°C

chocolat et réchauffement climatique

Quel est le point commun entre les sapins de Noël, la bière, le vin, les e-mails et les biches ? Ils sont tous menacés d’extinction à cause du réchauffement climatique. Retour sur 10 choses géniales du quotidien qui pourraient disparaître si la température de la planète augmentait de 2 degrés.

1 : Les sapins de Noël

Sapin de Noël forêt enneigée

Moins d’eau et des températures de plus en plus élevées, c’est l’épineux problème auquel sont confrontés les sapins. Selon l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), les sapins français sont particulièrement concernés par le réchauffement climatique. Les sécheresses répétées dans le sud-est de la France et dans les massifs de plus de 1 400 mètres d’altitude — zone de prédilection des sapins —  empêchent le développement des conifères. D’après les scientifiques de l’Inra, d’ici quelques années les traditionnels sapins de Noël pourraient être remplacés par… des chênes verts, qui eux se multiplient dans les forêts françaises.

 2 : Le café arabica

Récolte de café arabica

Il faudra peut-être bientôt se passer de l’immanquable tasse de café matinale : selon une étude réalisée en 2012 par des chercheurs britanniques, le café arabica pourrait disparaître d’ici 2080. Si la température augmente de 2 ou 3 degrés, 38 % à 99 % des régions propices à sa culture pourraient ne plus l’être. En Tanzanie, la production d’arabica a déjà diminué de 145 kg par hectares ces 49 dernières années. De nombreux pays producteurs de café, comme le Guatemala, le Salvador ou le Mexique pourraient se voir privés de cette ressource essentielle à leur économie… et aujourd’hui consommée à hauteur de 2,5 milliards de tasses par jour dans le monde.

3 : Les packs d’eau

Pack d'eau minérale

Boire de l’eau du robinet coulera bientôt de source. En effet, l’eau en bouteille émet près de 340 fois plus de CO2 que l’eau du robinet. À raison de 1,5 litre par jour, les Français émettent 100 kg de CO2 par an en buvant de l’eau de source ou de l’eau minérale, et à peine 300 g en optant pour l’eau du robinet. Les raisons : l’eau en bouteille est fortement pénalisée par son emballage plastique, gros émetteur de gaz à effet de serre.

4 : Les bâtonnets de poisson

Bâtonnet de poisson surgelé

Croustibat, qui peut te battre ? Réponse : le thermomètre… Adieu poisson pané, huîtres, moules ou encore coraux. Un grand nombre d’espèces de crustacés et de poissons d’eau froide, comme le cabillaud et le saumon de l’Atlantique, sont menacés par le réchauffement et l’acidification des eaux. D’après certains chercheurs, le poisson du futur sera bien plus gélatineux : les méduses, dont la population va, elle, augmenter avec le changement climatique, pourraient bientôt se retrouver dans les assiettes.

5 : Le vin de Bordeaux et la bière

Verres de vin et de bière

La bière et le Bordeaux prennent l’eau. Si les conditions climatiques sont aujourd’hui idéales pour les vignes dans le Bordelais et la vallée du Rhône, le réchauffement de la planète et la baisse des précipitations pourraient changer la donne. Une étude américaine publiée en 2013 prévoit une réduction de 68 % de la surface des terres de culture de la vigne en Europe d’ici 2050. Pas de réconfort non plus pour les amateurs de bière, puisqu’elle est elle aussi menacée : la période de brassage requiert une température entre – 3 et 8 degrés, et s’écourte donc d’année en année.

6 : Les vêtements de mi-saison

Shopping de vêtements de mi-saison

Les périodes de shopping vont se raccourcir dans les années à venir, voire complètement disparaître. En France, l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique note déjà les impacts de la hausse des températures sur les saisons : un climat de plus en plus chaud tout au long de l’année, des canicules estivales plus fréquentes et une sécheresse généralisée dans l’Hexagone. D’ici 2050, les précipitations devraient augmenter en hiver et diminuer en été, avec un risque accru de pluies extrêmes. Autant dire, plus d’intersaisons : doudoune un jour et short le lendemain, les changements de température devraient également faire disparaître les vêtements de mi-saison.

7 : Les e-mails

Envoi d'un e-mail

Si le courrier électronique semble plus écologique que l’envoi postal, en vérité le moindre e-mail représente 4g d’équivalent CO2. Ces émissions sont calculées d’après le fonctionnement de l’ordinateur et des serveurs, ainsi que des matériaux servant à leur fabrication. 65 e-mails émettent ainsi autant de CO2 qu’un kilomètre parcouru en voiture ! D’ici 2050, les e-mails pourraient donc avoir disparu au profit d’une solution de communication plus verte.

8 : Les billets d’avion low cost

Billet d'avion low cost

Les voyages en avion ont du plomb dans l’aile. Selon une étude parue en 2013 dans la revue Nature Climate Change, les zones de turbulences des vols aériens devraient augmenter de façon considérable. Basés sur une simulation des modèles climatiques, les chercheurs estiment que les turbulences pourraient doubler d’ici 2050, notamment dans l’Atlantique Nord. Le temps de trajet augmentera en conséquence, ainsi que la consommation de carburant… et donc le prix du billet d’avion.

9 : Les chevreuils, les biches et les faons

Faons chevreuils et biches sont menacés

Bambi fait partie des victimes du réchauffement climatique. Une équipe du Laboratoire biométrie et biologie évolutive du CNRS a observé un boom de la mortalité des faons, passée de 35 % à 60 % par an entre 2003 et 2011. Les nouveau-nés sont particulièrement vulnérables à la hausse des températures printanières, qui ont augmenté de 0,07°C par an sur cette période. La population des chevreuils en France pourrait donc rapidement décliner : bientôt, les biches n’existeront plus que dans les dessins animés.

10 : Le chocolat

copeaux-carreaux-chocolat

La gourmandise préférée des Français est, elle aussi, menacée. Si la température augmente de 2 degrés d’ici 2050, le Ghana et la Côte d’Ivoire ne pourront plus cultiver de cacaoyer, plante équatoriale qui pousse dans un climat chaud et humide. Or, ces deux pays assurent à eux seuls plus de la moitié de la production mondiale de cacao, nécessaire à la fabrication du chocolat, La disparition de cet aliment anti-stress par excellence, très riche en magnésium, risque d’en faire fondre plus d’un… en larmes.

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Et si on discutait ?

    « les e-mails pourraient donc avoir disparu au profit d’une solution de communication plus verte. » –> C’est quoi l’idée ?

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