Immobilier : record de biens achetés sur une année glissante depuis 2000

Bonne nouvelle sur le marché de l’immobilier : la note de conjoncture des notaires de mai 2021 a révélé que les Français n’avaient jamais autant conclu d’achat sur une période d’une année glissante ! 

L’immobilier a souvent (pour ne pas dire toujours) le vent en poupe. L’année 2021 n’a pas fait figure d’exception, bien au contraire : ce sont pas moins de 1 130 000 transactions immobilières qui ont été enregistrées en 2021 (année glissante). À titre de comparaison, l’année 2020 avait enregistré 1 024 000 ventes, et l’exercice 2019, encore plus concluant, s’était terminé avec 1 067 000 ventes.

Si ce nombre de vente inédit s’explique en partie par le report des ventes de 2020 à 2021 pour cause de confinement, il y a en réalité une autre raison que les notaires invoquent pour expliquer le dynamisme actuel du marché : l’envie d’ailleurs, tout simplement !

En effet, le coronavirus et les mesures restrictives prises pour endiguer sa propagation ont permis à de nombreux Français de reconsidérer plusieurs aspects de leur quotidien. Le télétravail se démocratisant, ils aspirent désormais à concilier vie de famille et vie professionnelle, le tout, dans un cadre plus apaisant et avec plus d’espace.

L’instabilité de la situation a favorisé le télétravail, une pratique encore peu répandue avant la crise du Covid-19. Selon le baromètre annuel de Malakoff Humanis (4e édition), 86 % des professionnels en télétravail souhaitent le poursuivre sous une forme hybride, avec un ou plusieurs jours de présence sur le lieu de travail.

Les grandes villes ne permettant pas toujours de mettre la main sur un bien d’une très grande superficie, de plus en plus de biens en province trouvent preneurs. Cette recherche d’espace profite aux maisons de campagne, concernées par une domiciliation à l’année, alors que les biens des grandes villes comme Paris deviennent des pied-à-terre pour les propriétaires.

Néanmoins, les zones urbaines n’ont pas totalement été délaissées : les Français favorisent de plus en plus les villes dites « moyennes » et d’autres départements jusqu’alors moins prisés comme la Mayenne (à seulement 1h30 de la capitale), la Loire ou encore l’Ain dont les communes et les villages connaissent un regain d’intérêt depuis plusieurs mois déjà.

Crédit immobilier : des taux d’intérêts toujours aussi bas

Ce dynamisme est par ailleurs corrélé à des prêts aux taux d’intérêts très bas. Ainsi, en avril, il était possible de contracter un crédit immobilier à 1,07 % pour des crédits d’une durée d’environ 19 ans en moyenne. « Depuis décembre dernier, les taux ont perdu en moyenne cinq points de base », analyse Michel Mouillart, économiste auteur d’une étude pour l’Observatoire Crédit Logement.

Attention toutefois : l’épargne personnelle demandée par les banques augmente (+11,5 % sur une année glissante). Autrement dit, ceux qui souhaitent demander un crédit avec un faible apport devront se montrer encore plus convaincants.