Taux crédit immobilier : des niveaux encore bas pour ce début d’année

Alors que 2021 a été particulièrement fructueuse pour les professionnels de l’immobilier, cette nouvelle année s’annonce-t-elle aussi belle pour le secteur ? Les premiers barèmes communiqués par les banques indiquent des taux de crédit immobilier encore très bas pour ce début d’année. Ces derniers permettront-ils à nouveau 1,2 million de transactions immobilières, comme en 2021 ?

souscrire un prêt immobilier dans une banque


L’an dernier, ce sont au moins 270 milliards d’euros de crédits immobiliers et près de 1,2 million de transactions qui ont été accordés. Ajoutons à cela, une explosion des résidences secondaires. La pandémie a poussé de nombreux Français à repenser leur manière de vivre et certains ont décidé de sauter le pas en déménageant, en devenant propriétaire pour la première fois et en acquérant un nouveau bien.

Les banques n’ont donc pas tardé à vouloir saisir ces tendances. Pour cela, la plupart ont revu à la baisse leur taux de crédit immobilier pour attirer davantage de clients. Au vu des résultats de l’année dernière, certains établissements maintiennent ces faibles taux.

Selon le courtier Vousfinancer, s’appuyant sur les barèmes transmis par les banques, les taux pour ce mois de janvier 2022 sont les suivants :

  • 1 % sur 15 ans ;
  • 1,15 % sur 20 ans ;
  • 1,4 % sur 25 ans.

Les banques souhaitent aussi limiter des risques qui pèsent sur le marché en maintenant bas les taux de crédit immobilier. Tout d’abord, les prix de l’immobilier qui flambent partout en France. Les prix des appartements ont augmenté de 5,2 % et celui des maisons de 9 %. L’’inflation continue de grimper et pourrait contribuer à la hausse des taux immobiliers.

Les nouvelles réglementations qui pénalisent l’accès à la propriété

Si les taux sont historiquement bas, cela ne signifie pas que tous les consommateurs ont accès à un crédit. En effet, depuis le début de cette année, de nouvelles réglementations sont entrées en vigueur. Émanant du Haut Conseil de stabilité financière, elles limitent le taux d’endettement à 35 % pour une durée maximale de 25 ans.

Malgré une marge de flexibilité de 20 % accordée, certains profils pourront difficilement emprunter, y compris avec un taux d’intérêt faible.