Prêt à taux zéro : changement en vue pour les primo-accédants

Dès le 1er janvier 2022, ce ne sont plus vos revenus de l’année N-2 qui seront pris en compte pour déterminer si vous êtes éligible au prêt à taux zéro (PTZ), mais ceux de l’année précédente. Une nouvelle règle qui change la donne pour de nombreux Français, désireux d’accéder à la propriété malgré de faibles ressources.

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Pour rappel, le prêt à taux zéro permet aux primo-accédants de bénéficier de conditions avantageuses pour acheter leur résidence principale. Il dispense ainsi les emprunteurs et les ménages les plus modestes de payer une partie des intérêts de leur prêt immobilier.

Dans les zones les moins tendues, la part du crédit concernée par les 0% d’intérêts est de 20% maximum pour les logements neufs. Elle peut atteindre les 40% dans les grandes villes et les métropoles (zones A, Abis et B1). En ce qui concerne les logements anciens, le PTZ est accordé sous réserve de travaux à réaliser.

Cette aide est soumise à des conditions de ressources. Ainsi, jusqu’à la fin de l’année 2021, l’éligibilité des emprunteurs au PTZ est calculée sur leurs revenus d’il y a 2 ans. Par exemple, un ménage souhaitant accéder à la propriété en 2021 doit justifier de revenus 2019 plafonnés. Un avantage pour les personnes dont la situation financière ou professionnelle s’est améliorée entre temps : c’est leur ancienne situation financière qui est prise en compte. Mais cette règle est appelée à changer très bientôt.

Quelles conditions pour ouvrir un prêt à taux zéro ?
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Les revenus de N-1 désormais pris en compte

À partir du 1er janvier 2022, l’éligibilité des emprunteurs au PTZ se basera sur les revenus de l’année précédente. Ce changement est le fruit de la loi de finances 2021.

Par conséquent, en 2022, ce sont les revenus 2021 (et non plus les revenus 2020) qui seront pris en compte pour établir si une personne ou un ménage est éligible au PTZ.

Dès lors, les conditions de ressources actuelles des emprunteurs seront prises en compte dans le cadre de leur demande de prêt l’année prochaine… Un changement important, qui risque de compromettre une grande partie des projets immobiliers envisagés par les Français en 2022.