La banque et l’assurance en France ont du retard en matière de parité, selon les étudiants

Selon une récente étude portant sur l’égalité femmes-hommes dans les milieux professionnels, les étudiants et étudiantes ont une perception plutôt négative du secteur de l’assurance en France, mais aussi de la finance et de la banque.

une femme et un homme paume en avant

À l’occasion de ses 10 ans d’existence, l’association Financi’Elles a réalisé une vaste étude sur la perception des étudiants et étudiantes quant à la parité dans les milieux professionnels.

Cet organisme, qui se décrit comme une fédération de réseaux de promotion de la mixité du secteur de la banque, de la finance et de l’assurance en France, a ainsi interrogé un panel de 1 815 jeunes provenant de 18 grandes écoles et universités.

Premier constat : 97 % des jeunes femmes estiment que l’égalité femmes-hommes est un sujet primordial, contre « seulement » 90 % des hommes interrogés.

Des différences de perception femmes-hommes importantes

Pour entrer dans les détails, 44 % des étudiantes perçoivent le secteur financier comme particulièrement en retard sur le plan de l’égalité professionnelle. La banque et l’assurance en France sont également perçues comme à la traîne par 31 % de la population masculine interrogée.

En revanche, 13 % des étudiants estiment que l’égalité femmes-hommes est déjà atteinte dans l’entreprise, contre 3 % des étudiantes seulement ! Un fossé semble donc se creuser entre les perceptions masculines et féminines de la parité en entreprise.

D’ailleurs, 46 % des étudiantes considèrent que les inégalités de traitement (différences de responsabilités et de revenus) apparaissent dès le tout premier emploi. Un chiffre qui interpelle, d’autant que la parité en entreprise constitue aujourd’hui pour les jeunes femmes un critère de choix à part entière lors de l’embauche : 56 % des étudiantes considèrent qu’il s’agit d’un élément très important.

Encore une fois, la population masculine semble moins sensible à ce facteur, puisque 27 % des étudiants le considèrent comme peu important, voire sans intérêt pour 13 % d’entre eux.