Top 10 des zones urbaines fonctionnelles les plus durables


L’environnement étant au centre des préoccupations de notre société, la plupart d’entre nous faisons tout notre possible pour préserver nos ressources naturelles tous les jours. Mais que représentent ces efforts à l’échelle collective ? 

Soucieux de répondre à cette question, les experts en énergies renouvelables chez Lelynx.fr ont réalisé une étude inédite pour connaître les zones urbaines fonctionnelles françaises qui déploient le plus d’efforts afin de donner la priorité aux modes de vie durables.

Pour classer les lieux les plus durables de France, Lelynx.fr a recueilli des données sur cinq variables pour chaque lieu, à savoir :

  • Le nombre de panneaux solaires ;
  • Le nombre d’éoliennes ;
  • L’énergie solaire moyenne annuelle (kWh/m2) ;
  • La production annuelle estimée d’électricité des éoliennes (kWh) ;
  • Le pourcentage de terres agricoles, herbacées ou forestières de créer une plus grande biodiversité et de fournir des sources alimentaires locales durables).

Découvrez ci-dessous les zones urbaines fonctionnelles françaises les plus engagées dans l’amélioration d’un mode de vie durable, notamment grâce à l’utilisation d’énergies renouvelables.

Top des 10 premières zones urbaines fonctionnelles française les plus  durables

En France, la zone urbaine fonctionnelle qui promeut le plus les modes de vie durables est Aix-en-Provence. Situés dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, dans le sud de la France, les 214 panneaux solaires de la ville provençale génèrent une énergie solaire moyenne annuelle parmi les plus élevées de France (1 607 kWh/m^2 par an).

De l’énergie renouvelable est également produite par ses 18 éoliennes et, avec 52 % de la zone urbaine consacrée aux espaces verts, Aix-en-Provence s’octroie à juste titre la première place.

La zone urbaine fonctionnelle de Toulouse décroche la deuxième place, grâce à ses efforts considérables en faveur d’un mode de vie durable. Bien qu’elle possède beaucoup plus de panneaux solaires (974) qu’Aix-en-Provence, la capitale de la région Occitanie produit en réalité moins d’énergie solaire que la ville d’Aix-en-Provence.

Pourtant, même avec un peu plus d’électricité renouvelable produite par ses 30 éoliennes, Toulouse n’arrive pas à la première place, peut-être parce qu’elle n’a que 46 % d’espaces verts à sa portée. La région Occitanie est elle-même reconnue comme l’une des premières régions qui produisent plus d’énergies renouvelables.

La troisième place revient à la zone urbaine fonctionnelle de Besançon. Célèbre pour son horlogerie, 295 panneaux solaires et 21 éoliennes contribuent à alimenter en énergie renouvelable cette ville ancienne.

Mais c’est l’attachement de Besançon aux espaces verts (50 % de la zone urbaine fonctionnelle reste non bâtie), ses nombreux parcs et la préservation des sites naturels qui lui valent d’être reconnue comme la ville la plus verte de France.

Bien qu’elle ne compte que six éoliennes, la petite zone urbaine fonctionnelle de Valence se classe au quatrième rang des sites les plus durables de France.

Les espaces verts respectueux de l’environnement couvrent 48 % du territoire et 242 panneaux solaires permettent de produire de l’énergie renouvelable pour les habitants de Valence.

Le nord de la France constitue également une bonne base pour un mode de vie durable, grâce à la zone urbaine fonctionnelle de Saint-Quentin. En cinquième position, la ville produit 8,5 % d’électricité éolienne de plus qu’Aix-en-Provence qui occupe la première place.

Avec ses 187 éoliennes efficaces, Saint-Quentin est occupée à 50 % par des espaces verts, soit près de 10 % de plus que Perpignan, qui est à la sixième place. La zone urbaine fonctionnelle de Perpignan compte un nombre impressionnant de 1 120 panneaux solaires qui alimentent ses rues en énergie, mais 41 % à peine de son territoire est consacré aux espaces verts.

La septième zone urbaine fonctionnelle la plus durable est la ville de Clermont-Ferrand, entourée de volcans. Alimentée par 349 panneaux solaires mais seulement cinq éoliennes, 48 % de son territoire est également consacré aux espaces verts. Dijon n’est pas loin, à la huitième place du classement.

Célèbre pour sa moutarde et ses vins, 91 éoliennes desservent cette zone urbaine fonctionnelle, qui produit plus d’électricité éolienne que n’importe lequel des quatre premiers sites durables. 351 panneaux solaires contribuent à générer de l’énergie renouvelable supplémentaire, mais la capitale de la région historique de la Bourgogne est déçue par le fait qu’elle ne préserve que 44 % de son territoire sous forme d’espaces verts.

Malgré l’absence d’éoliennes, la zone urbaine fonctionnelle d’Avignon occupe la neuvième place. Forte de 52 % d’espaces verts, la ville génère la deuxième plus grande quantité d’énergie solaire annuelle moyenne après Aix-en-Provence.

Pourtant, la zone urbaine fonctionnelle de Montpellier compte plus d’éoliennes et de panneaux solaires (respectivement 38 et 443) qu’Avignon. Cependant, avec seulement 40 % de son territoire restant non développé, Montpellier est classée 10e zone urbaine fonctionnelle la plus durable de France.

Top 10 des zones urbaines fonctionnelles les moins durables

La première zone urbaine fonctionnelle qui fait le moins d’efforts pour atteindre un mode de vie durable en France est Lens. La commune du département du Pas-de-Calais ne possède aucune éolienne, et ses 64 panneaux solaires génèrent à peine 1 094 kWh/m2 d’énergie solaire par an (à titre de comparaison, la ville d’Aix-en-Provence génère 1 607 kWh/m^2 d’énergie solaire par an). Lens ne dispose également que de 41 % de terres agricoles, ce qui contribue à la diminution de ses statistiques environnementales.

La deuxième zone urbaine fonctionnelle la moins durable est Lille. Avec à peine deux éoliennes et 35 % d’espaces verts, la capitale de la région Hauts-de-France a du mal à assurer un niveau de vie durable. En troisième position, la zone urbaine fonctionnelle de Lorient fait peu de progrès par rapport à Lille, avec seulement 36 % de son territoire protégé par des espaces verts. L’énergie produite par les éoliennes étant nulle, les responsabilités en matière d’énergie renouvelable ne sont assumées que par ses

78 panneaux solaires. Les habitants de la ville universitaire gagneraient à s’adresser à des fournisseurs d’électricité verte pour contribuer à améliorer l’impact environnemental de la ville dans son ensemble.

La quatrième place revient à la zone urbaine fonctionnelle de Saint-Nazaire. Cette ville portuaire française est quelque peu timide dans ses efforts en matière de mode de vie durable, avec aucune éolienne, seulement 31 % de terrains non bâtis et 71 panneaux solaires générant un rendement énergétique relativement faible.

Saint-Nazaire parvient toutefois à produire plus d’énergie solaire que Douai. Classée au cinquième rang des zones urbaines fonctionnelles les moins durables, Douai produit un peu d’énergie éolienne grâce à cinq éoliennes, mais ses espaces verts sont minimes (33 %).

La ville côtière de Dunkerque est classée au sixième rang des zones urbaines fonctionnelles françaises les moins durables. Avec 91 panneaux solaires, cinq éoliennes et seulement 33 % du territoire dédié aux espaces verts, les efforts de Dunkerque en matière de développement durable pourraient être améliorés en utilisant des énergies renouvelables pour alimenter la ville.

En comparaison, Cherbourg-en-Cotentin, en septième position, produit plus d’énergie solaire annuelle que Dunkerque, bien qu’elle ait moins de panneaux solaires (87). Pourtant, la ville est à la septième place car elle possède moins d’espaces verts (30,43 %) que Dunkerque.

Avec zéro éolienne, la zone urbaine fonctionnelle de Strasbourg peine à prouver son engagement en faveur de la durabilité et se retrouve donc en huitième position puisqu’elle n’a aucune éolienne sur son territoire. Heureusement, ses 418 panneaux solaires produisent un niveau d’énergie solaire annuel similaire à celui de Saint-Quentin (cinquième site le plus durable de France).

La capitale de la région Grand-Est possède également une couverture végétale plus importante (42 %) que la zone urbaine fonctionnelle du Havre, qui occupe la neuvième place. Bien qu’elle ne consacre que 33 % de son territoire à des fins écologiques, la ville portuaire normande est celle qui produit le plus d’électricité d’origine éolienne parmi les 10 sites les moins durables (3 681 617 kWh).

La 10e zone urbaine fonctionnelle française qui accorde le moins d’importance à la durabilité est Angers. Nichée dans la vallée de la Loire, elle ne compte aucune éolienne, mais

303 panneaux solaires contribuent à la production d’énergie renouvelable. Les efforts d’Angers en faveur d’un mode de vie durable sont toutefois reconnus par d’autres aspects, tels que son engagement en faveur des espaces verts, qui couvrent 42 % de la superficie de la ville et son rôle dans la reconnaissance officielle de la vallée de la Loire comme site du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Méthodologie:

  1. Lelynx.fr a cherché à déterminer quelles zones urbaines fonctionnelles de France privilégient le plus les modes de vie durables. Les zones urbaines englobent un centre urbain et sa zone de navettage. La définition de l’OCDE est la suivant « Une zone urbaine fonctionnelle est un ensemble formé par une municipalité densément peuplée (centre urbain) et les municipalités adjacentes qui présentent un volume élevé de déplacements domicile-travail en direction du centre urbain (zone d’influence) ».
  2. Un indice de durabilité a été créé sur la base de cinq variables : le pourcentage de terres agricoles et de couverture végétale, le nombre de panneaux solaires, la production moyenne d’énergie solaire (kWh/m2), le nombre d’éoliennes et la production annuelle d’électricité des éoliennes (kWh).
  3. Les données du Service Copernicus de surveillance des terres (CLMS) ont été utilisées pour calculer le pourcentage d’occupation des sols dans 64 sur 69 zones urbaines fonctionnelles en France. Les zones urbaines fonctionnelles ont été sélectionnées pour cette étude car elles couvrent la plus grande distance de déplacement entre les régions françaises. Le CLMS classe les images satellites mondiales de 2018 en 44 classes d’occupation du sol. L’équipe interne des données de LeLynx.fr a ensuite subdivisé ces classes de terrains en trois catégories : agriculture/terrain, plans d’eau et autres. Au total, 17 classes sur 44 ont été agrégées pour l’agriculture et les terres. Le jeu de données a été ajusté à l’étendue de la France en utilisant les frontières administratives de l’Europe. Cinq zones urbaines sur 69 ont été supprimées de l’étude en raison des données limitées relatives à la couverture agricole et des sols. Le pourcentage de paysage (PLAND) de chaque zone analysée a été calculé en utilisant l’équation PLAND de Fragstats :

𝑎 = superficie (m2) de la trajectoire ij

A = superficie totale du paysage (m2)

  1. La production annuelle moyenne d’énergie solaire pour chaque zone urbaine fonctionnelle en France a été extraite de l’Atlas solaire mondial qui fournit les moyennes annuelles de l’irradiation horizontale globale (IHM) en kWh/m2 entre 1994 et 2018 à travers l’Europe.
  2. Le nombre de panneaux solaires et d’éoliennes en France a été extrait des données Open Power System. Les données extraites ont été reportées sur le Système d’Information Géographique Libre et Open Source QGis et le nombre de panneaux solaires et d’éoliennes dans chaque zone urbaine fonctionnelle analysée a été rassemblé. Les zones sans aucune donnée sur les éoliennes se sont vues attribuer une valeur de zéro.
  3. La vitesse moyenne du vent (km/h) dans chaque zone a été extraite de la Base de données européenne d’évaluation du climat (ECAD). Les résultats ont été recadrés sur l’étendue des zones urbaines françaises pour les onze dernières années (2010-2021) et une vitesse moyenne du vent a été accumulée pour chaque zone urbaine fonctionnelle de l’analyse. Un seuil supérieur à 10/km/h (vitesse à laquelle les éoliennes sont performantes) a été mis en place.
  4. Pour calculer la production annuelle d’électricité éolienne de chaque zone urbaine fonctionnelle, le nombre respectif d’éoliennes et la vitesse moyenne du vent ont été combinés à l’aide de l’équation suivante de l’Institut Tipperary (2007) : 𝐴𝑛𝑛𝑢𝑎𝑙 𝐸𝑙𝑒𝑐𝑡𝑟𝑖𝑐𝑖𝑡𝑦 𝑃𝑜𝑤𝑒𝑟 (𝑘𝑊ℎ) = 3. 2×𝐴×𝑉 ×𝑇

𝐴 = 𝑅𝑜𝑡𝑜𝑟 𝑠𝑤𝑒𝑝𝑡 𝑎𝑟𝑒𝑎(𝑚 )

𝑉 = 𝑊𝑖𝑛𝑑 𝑣𝑒𝑙𝑜𝑐𝑖𝑡𝑦 (𝑚/𝑠)

T = Nombre de turbines

  1. Un score de durabilité sur 10 a été établi pour chacune des 64 zones urbaines fonctionnelles restantes en calculant une moyenne pour chacune des cinq variables, un rang en pourcentage qui a ensuite été multiplié par 10.
  2. Les données ont été recueillies le 23/11/2021.