Top 10 des villes françaises qui produisent le plus d’énergie renouvelable


Les soucis liés à l’environnement font partie des préoccupations de chacun, et chaque jour, nous sommes de plus en plus nombreux à faire des efforts individuels pour préserver nos ressources naturelles. Mais quelle est l’ampleur de nos efforts en collectivité ? Voulant répondre à cette question, les experts en énergies renouvelables de LeLynx.fr ont mené une étude inédite pour déterminer quelles villes françaises (et leurs agglomérations) déploient le plus d’efforts pour produire une énergie plus respectueuse de l’environnement.


Afin d’établir un classement des agglomérations françaises au développement le plus durable en matière d’énergies renouvelables, Lelynx.fr a recueilli des données recensant le nombre de panneaux solaires et d’éoliennes présents dans chaque ville. Ces données ont permis de calculer leur production d’énergie solaire en moyenne par année (kWh/m2) et de production d’électricité de source éolienne estimée par année (kWh) afin de déterminer quelles villes produisent la plus importante quantité d’énergie renouvelable.

Vous découvrirez, dans les lignes qui suivent, les villes françaises les plus engagées dans la promotion d’un mode de vie durable par le biais des énergies renouvelables. 

Top 10 des villes françaises produisant le plus d’énergie renouvelable

Perpignan est la ville de France générant le plus d’énergie renouvelable. Un nombre impressionnant de 1 120 panneaux solaires (deuxième chiffre le plus élevé en France) sont installés dans cette ville à quelques encablures de l’Espagne. Ses 66 éoliennes génèrent 1 502 kWh/m2 d’énergie renouvelable par an. Dans l’ensemble, Perpignan est en tête du classement des villes produisant la plus grande quantité d’énergie renouvelable avec une note de 8,31/10.

La ville d’Aix-en-Provence est en deuxième position, ex. aequo avec Montpellier, grâce à ses efforts soutenus pour implémenter un mode de vie durable. Situés dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur du sud de la France, les 214 panneaux solaires d’Aix-en-Provence génèrent une énergie solaire moyenne annuelle des plus élevées de toute la France (1 607 kWh/m2 par an). Partageant cette deuxième place, Montpellier produit presque autant d’énergie solaire avec 1 520 kWh/m2 par an. Bien que les deux villes génèrent toutes deux un niveau d’énergie renouvelable noté à 7,93/10, Montpellier compte plus du double d’éoliennes (38) et de panneaux solaires (443) qu’Aix-en-Provence. Malgré ces différences, les deux villes se classent toutefois à la même place sur la base de la quantité d’énergie renouvelable qu’elles produisent par rapport à leur masse terrestre respective.

La troisième place revient à la ville de Martigues pour sa production d’énergie renouvelable. Son nombre relativement modeste de panneaux solaires (41) génère la plus grande quantité d’énergie solaire en France (1 610 kWh/m2 par an), battant les villes en première et deuxième position. Aussi, son énergie éolienne générée par ses cinq éoliennes, couplée à sa production photovoltaïque, permet à ce port de pêche des Bouches-du-Rhône une note d’énergie renouvelable de 7,7/10.

La ville de Toulouse occupe la quatrième place avec une note de 7,39/10 en matière d’énergie renouvelable. Bien que, possédant un nombre nettement plus élevé de panneaux solaires (974) que la plupart des villes au top de ce classement, la capitale de la région Occitanie produit moins d’énergie solaire par an, et malgré ses 30 éoliennes produisant légèrement plus d’électricité renouvelable que ces premières villes, Toulouse ne parvient pas à se classer tout en haut du classement. Cependant, dans l’ensemble, la région Occitanie a été reconnue comme l’une des premières régions productrices d’énergies renouvelables.

Dans le nord-ouest de la France, Nantes grappille des places au classement à l’aune de ses efforts en faveur des énergies renouvelables. Classée cinquième avec une note d’énergie renouvelable de 7,15/10, l’ancienne capitale de la Bretagne dispose de 485 panneaux solaires et de 87 éoliennes générant de l’énergie verte pour la ville. Dans la région Grand Est, cependant, la ville de Troyes produit le double de l’énergie de source éolienne de Nantes, avec près de trois fois plus d’éoliennes (234). Élue sixième ville en matière d’énergies renouvelables, cette ancienne capitale de la région Champagne-Ardenne affiche un respectable 7/10.

La ville de Dijon, connue pour sa moutarde et son vin, se trouve en septième position et obtient une note d’énergie renouvelable de 6,85/10. La capitale de la Bourgogne dispose de 91 éoliennes et de 351 panneaux solaires permettant de produire un supplément notable d’énergie renouvelable. Poitiers possède davantage de panneaux solaires (412) mais se place toutefois en huitième position, ex aequo avec La Rochelle. La note attribuée à Poitiers pour sa production d’énergie renouvelable est 6,7/10, grâce à son énergie solaire et à son impressionnante production d’électricité éolienne, bien qu’il n’y ait que 37 éoliennes dans la ville.

La ville côtière de La Rochelle dans le sud-ouest de la France partage donc cette huitième place et une note de 6,7/10 avec Poitiers. Malgré le fait que la capitale du département de la Charente-Maritime compte beaucoup moins d’éoliennes (12) et deux fois moins de panneaux solaires (208) que sa voisine de l’est, La Rochelle ne fait qu’environ la moitié de la taille de Poitiers, ce qui signifie que, proportionnellement, l’effort de produire des énergies renouvelables est égal entre ces deux villes.

La neuvième ville déployant le plus d’efforts pour générer de l’énergie renouvelable est Valence. Du fait de sa situation géographique et de son exposition réduite au vent, Valence possède la moitié du nombre d’éoliennes de La Rochelle (6), mais ses 242 panneaux solaires contribuent à un apport d’énergie renouvelable appréciable pour ses habitants, et c’est pour cela qu’elle obtient la note de 6,31/10.

La 10ème place est remportée ex. aequo par Bourges et par Paris ainsi que banlieues, avec une note d’énergie renouvelable de 6,23/10. Bien que la capitale compte huit fois plus de panneaux solaires que Bourges (respectivement 1 973 et 239), la cité médiévale de Bourges produit tout de même davantage d’énergie solaire par an. Les 34 éoliennes de Bourges ne génèrent pas la moitié de l’électricité des 232 éoliennes de Paris, mais sa masse terrestre est plus réduite, ce qui fait que dans l’ensemble les deux villes partagent la même note au sein de notre classement.

Top 10 des villes françaises produisant le moins d’énergie renouvelable

Top 10 villes françaises produisant le moins énergie renouvelable

Lens est la ville qui fait le moins d’efforts pour générer un mode de vie durable en France. Cette commune du Pas-de-Calais n’a aucune éolienne et ses 64 panneaux solaires ne génèrent que 1 094 kWh/m2 d’énergie solaire par an (en comparaison, Aix-en-Provence, qui offre un mode de vie durable, génère 1 607 kWh/m2 d’énergie solaire par an). Lens se voit attribuer une note de seulement 0,31/10 en matière de production d’énergie renouvelable.

La deuxième ville française ayant le mode de vie le moins durable en termes d’énergies renouvelables est Strasbourg, qui peine à prouver son engagement en faveur du développement durable et ne possède aucune éolienne. Heureusement, ses 418 panneaux  produisent un niveau d’énergie solaire annuel similaire à celui de Paris (à la 10ème place des villes produisant le plus d’énergie renouvelable). Mais la capitale de la région Grand Est n’obtient qu’une note d’énergie renouvelable de 1,77/10 dans le cadre de ce classement. 

Non loin de la frontière allemande, Colmar est la troisième ville qui dédie le moins de moyens aux énergies renouvelables.Il s’agit d’une agglomération sans éolienne et ses quelques 157 panneaux lui ont valu un score ne dépassant pas les 1,85/10

Lorient occupe la quatrième place avec une note d’énergie renouvelable de 2,08/10. Sans aucune énergie générée par des éoliennes, et avec seulement 78 panneaux solaires pour produire une énergie renouvelable, il serait profitable aux habitants de cette ville universitaire de souscrire une offre avec des fournisseurs d’électricité verte pour aider à améliorer l’impact environnemental de la ville dans son ensemble. Lille est la seule ville de cette deuxième liste qui possède des éoliennes, mais seulement en deux exemplaires. En cinquième position, cette capitale de la région Hauts-de-France a du mal à implémenter un mode de vie durable et n’obtient que 2,15/10 en termes d’énergies renouvelables.

Au nord-est de la région Bourgogne-Franche-Comté, la ville de Belfort parvient à générer une production annuelle d’énergie solaire plus élevée, grâce à ses 102 panneaux solaires. Cela permet à la ville d’obtenir une note légèrement supérieure à celle de Lille avec 2,31/10, la classant en sixième position des villes les moins dédiées à la production d’énergie renouvelable. Angers, en septième place, progresse peu dans cet effort, car ses 303 panneaux solaires ne génèrent guère plus d’énergie renouvelable que Belfort. Nichée dans la vallée de la Loire, aucune éolienne n’est implantée dans l’agglomération et sa note d’énergie renouvelable de 2,39/10 est loin d’être suffisante. Les efforts d’Angers en faveur d’un mode de vie durable sont cependant reconnus à travers d’autres aspects, comme son rôle de participation à la reconnaissance officielle de la Vallée de la Loire en tant que site du patrimoine mondial de l’UNESCO.

En huitième position, la ville universitaire de Tours génère à peine 2 kWh/m2 d’énergie solaire moyenne par an de plus qu’Angers. Mais cela  est réalisé avec moins de panneaux solaires (230). Tours obtient ainsi une note d’énergie renouvelable légèrement plus élevée de 2,46/10. Mulhouse parvient à grappiller  la neuvième place en produisant un peu plus d’énergie solaire grâce à ses 275 panneaux, obtenant une note d’énergie renouvelable de 2,62/10.
Terminant cette liste, Saint-Nazaire est la 10ème des villes françaises produisant le moins d’énergie renouvelable. Cette ville portuaire est quelque peu en retrait en matière d’efforts pour un mode de vie durable, sans aucune éolienne et avec 71 panneaux solaires générant une production d’énergie relativement faible. Saint-Nazaire reçoit donc la faible note de 2,92/10 pour ses efforts en matière d’énergie renouvelable.

Méthodologie

  1.  Lelynx.fr a cherché à déterminer quelles sont les villes françaises produisant la plus grande quantité d’électricité renouvelable. Dans le cadre de cette étude, la ‘zone urbaine fonctionnelle’ (ZUF) de chaque ville a été utilisée, comprenant la ville même et sa zone de navettage environnante. 
  2. Un indice d’énergie renouvelable a été créé sur la base de la production moyenne d’énergie solaire (kWh/m2) et de la production annuelle d’électricité d’origine éolienne (kWh).
  3. La production annuelle moyenne d’énergie solaire pour chaque ZUF de France a été extraite du Global Solar Atlas qui a fourni les moyennes annuelles de l’irradiation horizontale globale en kWh/m2 entre 1994 et 2018 à travers l’Europe.
  4. Le nombre de panneaux solaires et d’éoliennes en France a été extrait des données du Open Power System. Les données extraites ont été inscrites en QGis et le nombre de panneaux solaires et d’éoliennes dans chaque ZUF analysée a été rassemblé. Les zones sans aucune donnée au sujet de turbines se sont vues attribuer une valeur de zéro.
  5. La vitesse moyenne du vent (km/h) dans chaque zone a été extraite des registres de l’ECA&D qui détient les données européennes d’évaluation du climat. Les résultats ont été recadrés à l’échelle des ZUF françaises des onze dernières années (2010-2021) et une vitesse moyenne du vent a été cumulée pour chaque ZUF analysée. Un seuil supérieur à 11 km/h (vitesse à partir de laquelle les éoliennes sont jugées performantes) a été implémenté.
  6. Pour calculer la production annuelle d’électricité éolienne de chaque ZUF, le nombre respectif d’éoliennes et la vitesse moyenne du vent ont été fusionnés à l’aide de l’équation suivante du Tipperary Institute (2007) : Puissance électrique annuelle (kWh) = 3,2 × A × V3×T  A = Zone balayée par le rotor en m2 V3 = Vitesse du vent (m/s) T = nombre d’éoliennes
  7. Les ZUF avec des données limitées sur les variables respectives ont été retirées de l’étude.  
  8. Une note, sur une échelle allant de 0 à 10, attribuée à la production d’énergie renouvelable, a été établie pour chacune des 64 ZUF restantes en faisant la moyenne sur chacune des variables, et un rang en pourcentage a ensuite été multiplié par 10.
  9. Les données ont été recueillies le 23/11/21.