Énergies renouvelables : les Français mauvais élèves, quel rattrapage en 2022 ?

La Commission de régulation de l’énergie pointe du doigt les mauvais résultats de la France en matière d’énergies renouvelables. Loin des objectifs qu’il s’était fixés, le pays vient de s’engager un peu plus dans la course au nucléaire. Un sujet qui divise fortement les prétendants à l’Élysée pour 2022.

Énergies renouvelables

C’est un véritable coup de gueule que le Président de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a poussé le 14 décembre 2021, en plein colloque de l’Union française de l’électricité (UFE). Alors que la crise du marché de l’énergie n’en finit pas de faire parler d’elle, l’ancien préfet accuse le retard de la France en matière d’énergies renouvelables.

Si on avait suivi la feuille de route des énergies renouvelables telle qu’elle était prévue il y a deux ans, on n’aurait pas de crise. Je pense qu’on n’aurait pas de crise si on avait 3 gigawatts de plus.

Jean-François Carenco, Président de la CRE

Selon lui, chacun d’entre nous est concerné et doit prendre les mesures qui s’imposent pour développer ce type d’énergie. En France, son déploiement demeure confronté à l’obstacle du manque d’acceptation sociale. Et en effet, force est de constater que pour chaque projet de ferme éolienne, des boucliers s’élèvent partout. 

Dans son rapport annuel 2021, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a elle aussi fustigé le rythme insuffisant du déploiement des énergies vertes au niveau mondial. Si cette cadence faible se poursuit, la neutralité carbone ne sera pas atteinte en 2050, et le réchauffement climatique dépassera les 1,5 °C par rapport à la période préindustrielle.

Les énergies renouvelables au programme des prétendants à l’Élysée en 2022

Alors qu’Emmanuel Macron vient d’annoncer la création de nouveaux réacteurs nucléaires, le débat fait rage parmi les prétendants à sa succession. Le développement des énergies renouvelables telles que l’énergie éolienne ou hydraulique est au programme de candidats de gauche à la Présidentielle 2022. Yannick Jadot s’exprimait ainsi au micro de France inter :

Sortir progressivement du nucléaire c’est investir et créer des emplois. Développer les énergies renouvelables c’est cesser d’être dépendant de Poutine et des pétromonarchies du Golf.

De son côté, le nucléaire emporte la faveur des candidats de droite. L’extrême droite, elle, semble radicalement opposée à l’expansion des énergies vertes.