Énergie : le faible impact de la pandémie sur le changement climatique

Ce mardi 7 septembre, nous célébrons la journée internationale de l’air pur pour un ciel bleu, l’occasion de revenir sur les conséquences de la pandémie sur le climat. L’Organisation météorologique mondiale (OMM) vient justement de publier un rapport à ce sujet. Alors, le ralentissement des activités humaines pendant la crise sanitaire aura-t-il eu un effet durable sur la réduction d’énergies fossiles et de la pollution atmosphérique ? Il semblerait que non.

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La pandémie n’aura pas suffit à marquer durablement le paysage climatique mondial. C’est ce que révèle l’OMM dans son premier Bulletin sur la qualité de l’air et le climat publié début septembre.

Si l’arrêt momentané des déplacements et les confinements successifs ont diminué le niveau d’émissions de polluants atmosphériques d’origine humaine, ces effets n’ont été que temporaires et localisés. Ils n’auront pas de conséquences à long terme.

Une pandémie ne saurait se substituer à une action soutenue et systématique visant à lutter contre les principaux facteurs de pollution et de changement climatique et à préserver ainsi la santé des populations et de la planète.

Petteri Taalas, Secrétaire général de l’OMM

Le changement climatique résulte de plusieurs décennies d’accumulation de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, et seules des mesures radicales et prolongées seront capables de le freiner.

Des effets délétères sur la santé humaine

Les répercussions de la pollution atmosphérique sur notre santé sont dramatiques. Le Bulletin sur la qualité de l’air et le climat indique en effet que la pollution urbaine a causé 4,5 millions de décès en 2019, contre 2,3 millions en 1990. 92% de ces décès sont dus aux particules, 8% sont dus à l’ozone.

Les activités humaines (industrielles, domestiques, agriculture) sont les premières responsables de ce triste constat. En plus de rejeter des gaz à effet de serre, elles augmentent les accumulations d’ozone et de particules dans l’atmosphère.

Le cercle semble vicieux, puisque la pollution est elle-même entretenue par le changement climatique. Par exemple, les épisodes de canicule entraînent une concentration de polluants près de la surface.

Comment limiter le changement climatique ?

Selon l’ONU, l’action politique peut et doit être vectrice d’initiatives fortes pour limiter le changement climatique. Le chantier est vaste, et doit à tout prix cibler la réduction drastique de combustibles fossiles, en forte hausse ces dernières années.

En réduisant les émissions de gaz à effet de serre, on diminuera les polluants atmosphériques qui y sont liés. Un effort majeur et international devra donc être fait sur le développement des énergies renouvelables.