Climat en danger : les énergies fossiles toujours en hausse

Le Giec a publié ce lundi 9 août un rapport alarmant qui souligne notre dépendance grandissante aux énergies fossiles, et met en garde contre les conséquences des émissions de gaz à effet de serre sur notre environnement. En conservant le niveau actuel jusqu’en 2050, la température pourrait ainsi augmenter de 2,1°C à 3,5°C d’ici la fin du 21ème siècle.

usine petrole

C’est un lourd bilan réalisé par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) : en 2021, 81,22% de la production mondiale d’énergie est d’origine fossile. Alors que les climatologues s’accordent depuis de nombreuses années sur l’urgence de développer les énergies renouvelables, notre usage frénétique des ressources fossiles semble donc impossible à stopper.

Le rapport indique notamment que depuis 2011 (N.D.L.R : date du précédent rapport du Giec) la concentration de gaz à effet de serre a continué d’augmenter dans l’atmosphère. Une nouvelle alarmante, quand on connaît les ravages sur le climat.

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, s’est exprimé dans un communiqué, indiquant que ces conclusions doivent « sonner le glas du charbon et des énergies fossiles, avant qu’ils ne détruisent la planète ». Il souhaite notamment bloquer les constructions de centrales à charbon dès cette année.

Une transition verte est-elle encore possible ?

La France, qui ne possède plus d’usine à charbon, est un gros importateur d’énergies fossiles, les gisements de pétrole et de gaz naturel étant très limités sur le territoire. Et malgré les efforts déployés par une partie des élus, la machine semble très difficile à enrayer.

Si nous unissons nos forces maintenant, nous pouvons éviter la catastrophe climatique. Mais comme le rapport d’aujourd’hui le dit clairement, il n’y a pas le temps d’attendre et pas de place pour les excuses.
Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies

Alors, l’humanité est-elle encore capable de freiner le réchauffement de la planète ? C’est en tout cas l’un des objectifs de l’Accord de Paris, qui souhaite limiter à +1,5°C l’augmentation des températures par rapport à la période préindustrielle. Les experts se pencheront sur le sujet lors de la vingt-sixième session de la Conférence des Parties (COP 26), qui se tiendra à Glasgow (Écosse) en novembre prochain.