17 % du parc immobilier qualifié de « passoire thermique »

5,2 millions : c’est le nombre de logements qualifiés de « passoires thermiques », soit près de 17 % du parc immobilier. Alors que les sujets comme l’énergie et l’inflation sont débattus à l’Assemblée nationale au travers du projet de loi pour le pouvoir d’achat, ces chiffres démontrent la nécessité d’accélérer la rénovation énergétique des logements pour mieux maîtriser l’énergie.

etiquette DPE


L’Observatoire national de la rénovation énergétique (ORNE) a dévoilé ses nouvelles conclusions sur l’état énergétique du parc immobilier. Pour son étude, publiée le 22 juillet dernier, l’ONRE s’est appuyé sur le diagnostic de performance énergétique (DPE) de 30 millions de résidences principales recensées au 1er janvier 2022.

ClassePart en pourcentage
A1,7 %
B3,2 %
C23,5 %
D32,4 %
E22 %
F10,5 %
G6,8 %
Passoires17,3 %
Très énergivores1,7 %

L’ONRE qualifie de « passoires énergétiques » les logements possédant un DPE de classe F et G. Par rapport à son dernier rapport, datant de 2018, le nombre de ces passoires est passé de 16,7 % à 17,3 %.

Parmi les « passoires thermiques », les maisons individuelles sont plus nombreuses : 19,6 % contre 14,5 % pour les appartements. Ce sont, sans grande surprise, les habitations datant d’avant 1948 qui comptabilisent le plus de passoires avec 33,4 %.

Mais alors, pourquoi leur nombre a-t-il augmenté ?

Cela résulte directement du nouveau mode de calcul du DPE. Désormais, cette étiquette énergie évalue la quantité d’énergie consommée et le gaz à effet de serre émis par un logement. Entrée en vigueur le 1er juillet 2022, cette nouvelle méthode avait fait grand bruit, car elle présentait de nombreuses anomalies.

Même si encore beaucoup d’erreurs sont dénoncées aujourd’hui, notamment le changement de la note d’un diagnostiqueur à un autre, le nouveau DPE est bel et bien entré en vigueur. Cependant, l’actuel mode de calcul a fait basculer plusieurs logements dans la catégorie F ou la classe G.

En effet, l’ancienne version se fondait sur les habitudes de consommation du ménage. Désormais, le type d’énergie, sa quantité ainsi que la pollution émise sont pris en compte. Les caractéristiques sont également comptabilisées pour évaluer les performances énergétiques d’un logement.

Le DPE doit encourager les propriétaires à mieux isoler leur logement, notamment par le biais de la rénovation énergétique. Cependant, pour certains d’entre eux, ce nouveau mode de calcul les poussent davantage à vendre leur logement tel quel plutôt que d’engager des rénovations.