Les maisons passives, qu’est-ce que c’est ?

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Voulez-vous habiter dans une maison passive ? Ce nouveau type d’habitat, excellent captateur d’énergie et de chaleur, est en train de séduire les villes françaises. Principe, fonctionnement, avantages, prix… on vous en dit plus sur les maisons passives.

Maison passive, c’est-à-dire ?

La maison passive est bâtie de manière à capter et retenir toute la production de chaleur intérieure et extérieure. Les appareils électriques, le soleil et vous-même contribuez à ce qu’il fasse chaud. Cette chaleur, au lieu de se perdre comme dans les habitats classiques, sera gardée précieusement – ça permet de réduire la consommation énergétique de votre maison et vous évite de payer le chauffage !

Dans les faits, la maison a un meilleur système d’isolation thermique, de ventilation et d’étanchéité. L’isolation performante limite la pollution, la fragmentation des zones chaudes et froides et l’utilisation de dispositifs de chauffage.

Comment construire une maison passive ?

Les grands principes de la maison passive

Une maison passive n’est pas si facile que cela à construire, car elle demande une expertise dans les matériaux et méthodes de construction. La conception d’une maison passive repose sur plusieurs grands concepts :

  • Isolation renforcée ;
  • Fenêtres de qualité, on privilégie au maximum le triple vitrage ;
  • Etanchéité à l’air ;
  • Ventilation à double flux, idéalement avec récupération de chaleur ;
  • Captation de l’énergie solaire et des calories du sol ;
  • Limitation de consommation des appareils au sein du logement ;
  • Suppression des ponts thermiques. Il s’agit d’un phénomène créé suite à une isolation par l’intérieur lors de la construction d’un bâtiment.

La France adore !

Les maisons passives éclosent un peu partout dans le pays : les cubes de bois en Essonne, les éco-hameaux en Haute-Savoie… 3 000 : c’est le nombre total de maisons passives construites en France. Et ce n’est qu’un début. La ville de Rennes vient d’inscrire la passivité des maisons comme obligation dans son plan local d’habitat. Un salon a même été créé tout spécialement : Passibat’.

Et à l’étranger, le succès est aussi au rendez-vous. Bruxelles et le Luxembourg en ont fait un critère essentiel de construction pour l’avenir, tandis qu’en Russie, le centre international de recherches scientifiques Skolkovo est construit en imitation des groupes de manchots pour conserver la chaleur au sein du village.

Mais les véritables pionniers sur la question sont les Allemands. Il existe là-bas un label dédié, le « Passivhauss », qui définit les principales caractéristiques des maisons passives.

Le passivhaus

Si on se base sur le passivhaus allemand, voici les principales caractéristiques des maisons passives :

  • Leurs besoins énergétiques annuels pour le chauffage ne doivent pas dépasser les 15 kWh/m2 ;
  • L’énergie primaire nécessaire par an doit être inférieure à 120 kWh/m2.

A noter également que les passivhauss se basent sur une architecture dite bioclimatique. Cela signifie que leurs plans doivent à la fois tenir compte de l’environnement présent (la nature du terrain, la végétation autour, le voisinage…) et du mode de vie des occupants de la maison. Concrètement, cela signifie que chaque maison passive est unique et doit être pensée sur-mesure, en fonction des contraintes ou avantages environnants.

Y a-t-il une législation pour les maisons passives ?

Les maisons passives, même si elles se développent beaucoup ces dernières années, ne sont régies par aucune législation ou réglementation spécifique. Le Passivhaus allemand définit les critères de labellisation des maisons passives pour qu’une maison soit reconnue comme telle, mais il n’existe pas (encore ?) de loi sur le sujet.

La norme RT2012, en vigueur depuis 2013, s’applique à l’ensemble des bâtiments neufs et a vise à réduire la consommation énergétique des logements. Elle ne donne toutefois pas d’indications concernant les maisons passives.

Les avantages des maisons passives

Aujourd’hui, les maisons passives séduisent de plus en plus de ménages, notamment en Europe. Pour cause : ces nouveaux logements offrent de réels avantages à leurs occupants. En voici les principaux exemples :

  • Des économies d’énergie : le principe des maisons passives est qu’elles ont été pensées pour consommer au minimum. Dans ce type d’habitat, les factures d’énergie sont donc bien moindres que dans un habitat classique. On estime qu’une maison passive consomme 90% de moins qu’une maison déjà édifiée ;
  • Le respect de l’environnement : les maisons passives sont pensées pour s’insérer le mieux possible dans l’environnement qui les entoure. Que ce soit dans le choix des matériaux de construction, dans l’énergie qu’elles consomment ou les CO2 qu’elles émettent, ces maisons sont les plus écologiques possibles. En construire une ou y vivre est en soi un geste en faveur de la planète ;
  • Davantage de confort : les maisons pensives sont construites à partir de matériaux performants. Elles bénéficient donc de très bonnes performances thermiques et phoniques car elles sont bien isolées. A la clé, un réel confort et des températures agréables en toute saison.

Ecologique, la maison passive ?

On dit qu’une maison passive est écologique dans le sens où elle est pensée au mieux pour s’intégrer dans l’environnement qui l’entoure, qu’elle permet de réduire la consommation liée au chauffage, qu’elle fait appel à des matériaux ou méthodes naturelles (par exemple, des toits végétaux) et qu’elle génère moins de pollution.

Mais pour être vraiment écologique, une maison passive doit être construire à partir de matériaux naturels. On aurait par exemple du mal à dire d’une maison passive qu’elle est réellement écologique si le pastique est la matière qui a été privilégiée dans sa réalisation. Au contraire, une maison passive pour laquelle le bois ou la paille auront été privilégiés correspondraient à cette appellation.

Des inconvénients

Bien sûr, les maisons passives comportent également des inconvénients, dont il faut avoir conscience si on hésite à se lancer dans ce type de projet.

  • Le coût : un peu plus élevé qu’une maison classique ;
  • La difficulté de la construction : construire une maison passive requiert de réelles connaissances techniques. Isolation, ventilation, étanchéité… des concepts qui demandent un savoir-faire poussé ;
  • Un concept pas toujours facile à mettre en place lorsqu’on réside en zone urbaine ou très urbaine.

Combien ça coûte ?

Mieux vaut le savoir d’emblée : construire une maison passive demande généralement un budget supplémentaire que pour une maison classique. Mais ce surcoût à la construction est rentable à long terme. Puisque la maison consomme moins, les factures liées aux dépenses énergétiques et les frais de fonctionnement du quotidien sont moins lourds !

En moyenne, on estime qu’une maison passive coûte entre 15% et 25% plus cher qu’une maison classique. Il s’agit bien sûr d’une moyenne : ce chiffre peut varier en fonction des maisons étudiées, de leurs performances, de leur localisation etc. Il faut compter de 1 300 à 3 000€ par mètre carré. Soit 130 000 à 300 000€ pour 100m². Là encore, notez bien qu’il s’agit de moyenne.

Astuce Malynx !

Parce qu’elles sont écologiques et qu’elles consomment moins, le développement des maisons passives est encouragé par certaines collectivités et par l’Etat. Des aides peuvent être attribuées en ce sens.

L’Etat vous soutiendra

Maison passive habitat durable

Cette mode vous séduit ? Vous pouvez faire bâtir votre propre maison passive et bénéficier des aides de l’Etat. Pour cela, vous pouvez demander :

  • L’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) : il vous sera accordé sans condition de ressource pour toute construction destinée à devenir une résidence principale, versé pour une durée de 5 à 30 ans ;
  • Le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) : il peut atteindre 30% du montant total, avec un plafond de 8 000€ pour une personne et 16 000€ pour un couple ;
  • Aides de l’Anah (agence nationale pour l’amélioration de l’habitat) ;
  • Aides régionales ou départementales selon votre résidence.