La fin des chaudières au fioul finalement repoussée à 2022

Finalement, les chaudières au fioul disparaîtront des logements un peu plus tard que prévu. Leur suppression a été repoussée à la mi 2022, dans le neuf comme dans l’ancien.

La fin des chaudières au fioul était programmée pour le 1er juillet 2021 dans le neuf et le 1er janvier 2022 dans l’ancien. Toutefois, cette mesure a été reportée à mi 2022. Le décret sera « très prochainement » transmis au Conseil d’Etat, a annoncé Barbara Pompili, la ministre de la Transition écologique.

La date de mise en œuvre sera identique pour les logements neufs et anciens. Le texte « prévoit des possibilités de dérogations pour certains cas puisqu’il peut arriver qu’il y ait des difficultés, des impossibilités techniques ou des coûts excessifs », a rassuré la ministre lors d’une audition à l’Assemblée nationale. Elle a également ajouté que le décret n’interdirait pas aux ménages de faire réparer une installation existante.

Des cas difficiles

Comme le rapporte Le Figaro, dans certains cas de figure, se séparer d’une chaudière au fioul est compliqué. Notamment en zone rurale, où l’on ne peut pas toujours se raccorder au réseau du gaz de ville et où le débit électrique peut être limité. S’il est possible de se tourner vers une pompe à chaleur ou une chaudière bûches ou granulés, encore faut-il avoir l’espace de stockage suffisant.

Par conséquent, selon Emmanuelle Wargon, ministre du Logement, dans certains cas, le décret prévoit que la mesure ne sera pas applicable. Pour inciter les Français à changer de système de chauffage, le gouvernement met en avant les économies à espérer. Une chaudière au fioul coûte 2 à 3 fois plus cher qu’un chauffage gaz, qu’une pompe à chaleur ou qu’une chaudière à granulés.