Crise du marché de l'énergie : LeLynx.fr dit STOP !

Les prix subissent une hausse exceptionnelle.
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Prix du gaz : une augmentation de 19,1 % en décembre évitée grâce au gel des TRV

Il y a déjà quelques semaines, le Premier ministre, Jean Castex, annonçait le gel des tarifs réglementés de vente (TRV) du gaz pour les prochains mois, dans un contexte de marché de l’énergie en crise, tant les prix ont explosé. De ce fait, des tarifs que les prix du gaz naturel de décembre 2021 resteront inchangés. Mais qu’en serait-il si cela n’avait pas été le cas ? 

Prix du gaz augmentation 19,1 % décembre évitée gel TRV

Des prix du gaz inchangés grâce au bouclier tarifaire

Pas de surprise pour le dernier mois de l’année : les TRV du gaz naturel resteront inchangés. Et fort heureusement, puisque la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a, dans un communiqué, révélé qu’une hausse moyenne de 19,10 % TTC aurait été appliquée sans ce « bouclier tarifaire ». C’est dans un souci de transparence que l’autorité indépendante continue de communiquer à ce sujet, malgré le gel des prix du gaz, afin d’aider les acteurs d’un marché de l’énergie en crise.

L’application de cette formule tarifaire aurait entraîné, par rapport au barème théorique de novembre 2021, une hausse moyenne au 1er décembre 2021 de 20,8% HT, soit 19,10 % TTC. Le niveau moyen des tarifs réglementés de vente au 1er décembre 2021, aurait été supérieur de 46,5 % HT, soit 41,9 % TTC par rapport au niveau en vigueur fixé au 1er octobre. 

La Commission de régulation de l’énergie

La CRE sur le qui-vive 

Rappelons que la CRE a annoncé être favorable à ce gel des prix du gaz pour limiter cette escalade des prix qui a une incidence directe sur le pouvoir d’achat des Français. 

Par ailleurs, la Commission de régulation de l’énergie a récemment écrit à tous les fournisseurs de gaz et d’électricité français il y a près d’un mois pour les avertir que des sanctions pourraient tomber en cas d’abus de leur part. En effet, si « la grande majorité des fournisseurs se comporte bien, certains n’ont pas respecté les standards. Ils se sont peu ou mal couverts contre la hausse des prix. Cette prise de risque ne doit pas se faire au détriment des consommateurs », a mis en garde Dominique Jamme, directeur général des services de la CRE. 

Par ne « pas respecter les standards », comprenez que certains fournisseurs ont profité de prix d’achat d’électricité nucléaire préférentiel, à 42 euros le MWh, alors que le prix sur le marché de gros est au-dessus des 100 euros et qu’ils ont pu réalisé un bénéfice conséquent, au détriment de leurs clients.