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Tarif du gaz : une hausse de 19,5% évitée

C’est l’un des sujets d’actualité les plus brûlants. Alors que l’exécutif a gelé les tarifs réglementés de vente du gaz (TRV) pour pallier la hausse inédite des prix de l’énergie, la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) a publié une lettre d’information dans laquelle elle indique que le prix du gaz aurait augmenté de 19,5 % au 1er novembre, sans l’intervention du gouvernement.

gaz


19,5 % : c’est la hausse qu’auraient subi les quelques millions de ménages se chauffant ou cuisinant au gaz, alors qu’au 1er octobre le TRV du gaz avait déjà bondi de 12,6 %. Cependant, rassurez-vous, cela n’est qu’hypothétique.

En effet, dans un souci de transparence, la CRE continue de publier ces barèmes d’évolution du tarif réglementé de gaz. Dans sa lettre d’information de novembre 2021, la Commission révèle qu’en appliquant la méthode de calcul tarifaire, les tarifs de gaz naturel auraient dû s’élever à « 17,20 €/MWh au 1er novembre 2021, soit une augmentation de 21,2 € HT, soit 19,5 % € TTC, par rapport au niveau fixé au 1er octobre 2021 ».

La CRE favorable au gel des tarifs mais également à une baisse de la fiscalité

Suite à l’annonce du gel des tarifs de l’énergie, la CRE avait rendu un avis favorable à l’action du gouvernement afin de freiner la flambée des prix du gaz. En effet, le régulateur a estimé la décision du gouvernement justifiée. Concrètement et jusqu’à nouvel ordre, le TRV du gaz sera gelé jusqu’à la fin de l’année 2022. Cela signifie que la hausse de 12,6 % au 1er octobre était la dernière en vigueur.

Néanmoins, la CRE a également fait savoir qu’elle recommandait une « baisse temporaire de la fiscalité sur le gaz (TICGN) » dès le 1er janvier 2022. Pour la Commission, cette diminution pourrait « limiter l’explosion financière des fournisseurs et faciliter le rattrapage tarifaire ultérieur ».

Si les abonnés aux tarifs réglementés du gaz sont, pour le moment, soulagés par le gel des tarifs, les fournisseurs de gaz sont dans une situation délicate. La décision des pouvoirs publics oblige les opérateurs d’énergie à vendre le gaz moins cher que les cours du marché.

En ce sens, le gouvernement a déposé la semaine dernière un amendement au projet de loi de Finances. Il a pour objectif de limiter les pertes subies par les fournisseurs impactés par le gel des tarifs du gaz. L’exécutif souhaite leur apporter une garantie financière.