Gaz : Poutine impose le paiement en roubles

Le président russe a annoncé que les acheteurs des pays étrangers « inamicaux » devront payer les livraisons de gaz en roubles dès ce vendredi 1er avril. Il menace d’annuler les contrats d’énergie en cours en cas de refus.

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Les pays étrangers doivent désormais ouvrir des comptes en banque russe pour payer le gaz

C’est lors d’une allocution retransmise à la télévision ce jeudi 31 mars que Poutine a annoncé la mesure : à partir de ce vendredi 1er avril, les pays étrangers jugés « inamicaux » seront obligés de payer en roubles les livraisons de gaz russe. On compte parmi eux :

  • Les pays de l’Union européenne ;
  • Les États-Unis ;
  • Le Royaume-Uni ;
  • Le Canada ;
  • Le Japon ;
  • La Suisse ;
  • Taïwan ;
  • La Corée du Sud ;
  • La Norvège ;
  • L’Australie.

Pour payer le gaz venu de Russie, ces pays devront ouvrir des comptes en roubles dans des banques russes. Ce sera ainsi à partir de ces comptes bancaires russes que les paiements de gaz s’effectueront. En cas de refus, les contrats de gaz en cours seront arrêtés et les pays se verront privés d’approvisionnement de gaz. « Si ces paiements ne sont pas effectués, on considérera que ce sera une infraction aux obligations de la part de l’acheteur, et cela aura toutes les conséquences qui s’imposent », a déclaré Poutine.

Le prix du gaz restera toutefois libellé dans la devise des contrats en cours qui est le plus souvent en euros ou en dollars.

La France et l’Allemagne refusent de payer le gaz en roubles

Suite à l’annonce du président russe, la France et l’Allemagne ont exprimé leur refus de payer les livraisons de gaz russe en roubles. « Il est écrit dans les contrats que les paiements se font en euros et parfois en dollars […] J’ai dit clairement au président russe que cela resterait ainsi », a déclaré le chancelier allemand.

Les gouvernements des deux pays ont par ailleurs annoncé qu’ils se préparaient à un potentiel arrêt des importations de gaz russe. Le ministre français de l’Économie et des Finances a annoncé :

Il peut y avoir une situation dans laquelle demain […] il n’y aura plus de gaz russe […] c’est à nous de préparer ces scénarios-là, et nous les préparons.