Des panneaux photovoltaïques obligatoires pour accélérer la transition énergétique

La Commission européenne a présenté hier, mercredi 18 mai, les grandes lignes de son plan de résilience « RePowerEU ». L’objectif est très clair : accélérer la transition énergétique pour une énergie plus propre. Pour cela, Bruxelles souhaite faciliter l’installation de panneaux photovoltaïques ainsi que d’éoliennes.

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Des panneaux photovoltaïques obligatoires à partir de 2025

Les instances européennes ont revu leurs objectifs. Initialement, le plan de résilience « RePowerEU », prévoyait un mix énergétique avec 40 % d’énergies renouvelables d’ici 2030. Hier, la Commission européenne a annoncé augmenter ses objectifs de 5 %.

Pour cela, les panneaux photovoltaïques deviennent obligatoires pour les bâtiments publics et les centres commerciaux à partir de 2025, soit dans moins de 3 ans. Cette obligation est étendue aux logements neufs construits à partir de 2029.

Ces objectifs ambitieux sous-entendent une accélération des procédures administratives, mais également un développement des capacités de production. Aujourd’hui, la Chine reste le premier producteur mondial de panneaux solaires. Si Bruxelles veut réduire la part des énergies fossiles pour le renouvelable, elle ne souhaite pas que cela passe par une importation massive de panneaux photovoltaïques venant de l’autre bout du monde.

En ce qui concerne les éoliennes, très décriées, les instances européennes ont l’ambition de réduire les délais d’autorisation administrative pour leur installation. À l’heure actuelle, il faut attendre entre 6 et 9 ans pour avoir l’autorisation d’implanter une éolienne.

Un plan d’indépendance énergétique

Derrière cette volonté énergétique, Bruxelles désire également réduire sa dépendance au gaz russe en diversifiant l’approvisionnement de cette énergie. L’éclatement du conflit se déroulant à l’est de l’Europe a mis en lumière la dépendance de l’Europe : 40 % de la consommation européenne de gaz provient de Russie.

À ce jour, les 27 ont réussi à réduire cette part à 27 %. D’ici la fin de l’année, la Commission européenne souhaite la descendre à 15 % grâce à l’importation de gaz provenant d’Algérie, de Norvège et d’Azerbaïdjan via des pipelines et des méthaniers transportant du GNL (gaz naturel liquéfié).

Cette indépendance énergétique coûtera cher. La Commission européenne a prévu un budget de 300 milliards d’euros d’ici 2030.

Elle a également rappelé que cette indépendance passe par une réduction de la consommation d’énergie notamment avec une utilisation raisonnée des énergies au sein des foyers, mais aussi sur les routes, un meilleur accès aux transports publics ou encore un recours assidu au télétravail.