Électricité : les barrages hydroélectriques sous tension ?

La sécheresse touche l’Hexagone et les conséquences se font déjà ressentir. Une bonne partie du pays manque déjà cruellement d’eau et cela affecte tous les secteurs de l’économie, y compris de la production d’énergie. En effet, les niveaux des barrages hydroélectriques sont plus bas qu’habituellement.

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Un niveau bas dû aux conditions météorologiques

Alors qu’une dizaine des réacteurs de centrales nucléaires sont à l’arrêt, les regards se tournent désormais vers les barrages hydroélectriques. En effet, les barrages sont la deuxième source d’électricité en France, représentant 12 % de l’électricité produite en France.

Au premier semestre 2022, EDF, premier producteur d’hydroélectricité français, a indiqué avoir fourni 9,4 TWh (térawattheure). Il s’agit d’une production bien inférieure à celle de l’an passé avec 13,7 TWh.

Depuis l’automne 2021, plusieurs départements français sont en sécheresse. Les mois de janvier à avril 2022 ont été beaucoup plus secs que d’habitude, avec un mois d’avril affichant un déficit pluviométrique de 20 % en moyenne (il est de 70 % pour certains départements). Ajouté à cela, le niveau insuffisant des nappes phréatiques, dont les deux tiers sont en déficit. Avec le printemps sec et chaud en cours, le niveau de l’eau ne risque pas de s’améliorer.

La situation n’est pas encore alarmante

À la Compagnie nationale du Rhône (CNR), le manque de pluie est flagrant. Cependant, le directeur de la valorisation de l’énergie estime que la situation n’a rien de catastrophique.

Du côté d’EDF, le président de la commission d’hydroélectricité ne tire pas la sonnette d’alarme, même s’il estime que la situation est exceptionnelle. L’énergéticien possède, actuellement, des retenues d’eau supérieures de 6 % aux normales saisonnières afin de préparer la saison estivale, qui s’annonce également chaude et sèche.