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Energies renouvelables : peut-on encore rattraper le retard sur l’éolien en mer ?

La France compte apparemment mettre les bouchées doubles pour rattraper son retard sur la question de l’énergie renouvelable. Un des enjeux les plus importants selon le Syndicat des Energies Renouvelables et France Energie Eolienne est l’éolienne en mer ! Les deux organismes ont proposé cinq mesures concrètes afin d’atteindre l’objectif de 50 GW pour 2050.

éolienne en mer

Si cet objectif de 50 GW est « atteignable » et même « indispensable », il peut apparaître bien maigre à côté des objectifs européens de 300 GW concernant le secteur de l’éolien en mer pour 2050 également.

A cela, il faut ajouter qu’on compte plus de 5700 éoliennes en mer à l’échelle du continent tandis qu’en France, le projet a du mal à se concrétiser et on compte… une seule éolienne en mer !

A titre de comparaison, les éoliennes offshores représentent :

  • 11,5 % de la production d’électricité au Royaume-Uni ;
  • 19% de la production d’électricité aux Pays-Bas.

Le retard des projets dû en partie aux contestations des professionnels maritimes

4 projets d’éoliennes en mer sont donc en cours de construction ou d’autorisation sur le territoire français à Groix, Faraman, Gruissan et Leucate. Mais ces projets ne seraient pas suffisants d’après la Commission de régulation de l’énergie, qui souhaiterait afficher des objectifs plus ambitieux car la France en a la capacité.

Néanmoins, beaucoup de professionnels maritimes, à l’image des pêcheurs de Saint-Brieuc s’opposant à l’installation de 62 turbines au mois d’août, ne se prononcent pas en faveur des projets d’éoliennes. Leur crainte principale : les impacts négatifs du parc éolien sur le gisement de coquilles Saint-Jacques de la baie.

Les locaux, habitants ou associations de lutte pour l’environnement, émettent aussi des doutes sur les conséquences de la mise en place de parcs éoliens dans leurs régions, notamment à propos de possibles dégradations sur le milieu marin ou aviaire.  

Quelles sont les mesures avancées par le SER et FEE ?

Pour autant, le Syndicat des Energies Renouvelables (SER) et France Energie Eolienne (FEE) maintiennent que l’énergie verte va porter ses fruits et que l’accélération des projets d’éoliennes maritimes demeure possible s’il y a :

  • Une planification claire et définie du déploiement des éoliennes en mer (afin d’éviter les conflits avec les pêcheurs et locaux) ;
  • Un affichage d’objectifs échelonnés, à commencer par 18 GW pour l’année 2035, sachant que la France garantit 3,5 GW supplémentaires si l’on additionne la capacité de ses différents parcs en projet pour 2028 ;
  • Un accompagnement soutenu sur la marge de progression annuelle souhaitée, ce qui déboucherait logiquement sur une bonne visibilité de la capacité de chaque parc pour les investisseurs ;
  • Un plan d’optimisation des coûts propres à la construction de nouvelles éoliennes ;  
  • La mise en place d’un cadre réglementaire précis sur le complément de rémunération : le modèle de financement du réseau ne doit pas être entravé après coup par des décisions gouvernementales sur la réduction des coûts alloués aux énergies renouvelables.