Électricité : une baisse de la production nucléaire d’EDF

Les mauvaises nouvelles continuent pour l’énergéticien EDF. En raison de l’arrêt de réacteurs et de la crise de l’énergie, le géant de l’électricité nucléaire a revu à la baisse les prévisions de production pour l’année 2022 : entre 300 et 330 térawattheures (TWh). C’est la plus faible production depuis près de 30 ans.

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Une faible production due à la disponibilité actuelle du parc nucléaire

La situation semble quelque peu tendue pour le producteur et fournisseur d’électricité français. En pleine crise de l’énergie, l’électricien rencontre des difficultés durant les maintenances de ces différents réacteurs.

En effet, un problème de corrosion a été indiqué à la fin du mois d’octobre. Ces signalements ne sont pas à prendre à la légère puisque ces phénomènes ont été observés près du raccordement au système d’injonction de sécurité, selon l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

Ainsi, la date de remise en service de certains réacteurs a été repoussée. Le réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Penly devait être remis en fonctionnement le 23 mars 2022. Il sera finalement en maintenance jusqu’au 30 mai 2022. L’un des réacteurs de Civeaux sera inactif jusqu’au 31 août 2022 tandis que l’autre sera en maintenance jusqu’au 31 décembre de cette année.

Ces réacteurs ont été bâtis et fonctionnent de la même manière. Le problème est, qu’en tout, 20 réacteurs sont similaires à ceux rencontrant ce phénomène de corrosion. EDF est donc contraint d’effectuer des contrôles préventifs sur l’ensemble des installations concernées. Cela pourrait alors pousser le producteur à fermer d’autres réacteurs.

Les conséquences de la crise sanitaire sur la production d’EDF

Si EDF effectue certaines maintenances en pleine crise énergétique, c’est parce que la pandémie a bouleversé son calendrier de contrôles. Cela impacte directement ses prévisions de production pour cette année. Initialement, EDF estimait une production s’élevant à 360 TWh pour 2022. Il table désormais sur une production de 330 TWh.

Cette prévision ne devrait pas améliorer les bénéfices de l’énergéticien qui pâtissent déjà du blocage des tarifs, sans compter la dernière annonce gouvernementale. Matignon a contraint EDF à vendre davantage d’énergie nucléaire aux fournisseurs alternatifs. Au vu de sa faible production actuelle, EDF devra s’approvisionner sur le marché de gros de l’électricité, où le prix du MWh atteint régulièrement les 300 euros, pour ensuite les revendre aux alentours de 42 euros le MWh.