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Électricité : une solution pour maintenir le bouclier tarifaire annoncée en « fin de semaine »

Fin septembre, le Premier ministre Jean Castex annonçait la mise en place d’un « bouclier tarifaire » bloquant les prix de l’énergie pour les prochains mois, au moins jusqu’en février prochain. L’échéance approchant, le gouvernement passe à la vitesse supérieure pour tenir sa promesse : contenir la hausse des tarifs de l’électricité à 4 % dans trois semaines.

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Limiter autant que possible la hausse des prix de l’électricité

Invité sur LCI lundi, le ministre de l’Économie et des finances Bruno Le Maire a annoncé qu’une solution allait être trouvée « d’ici la fin de la semaine » pour réussir à bloquer la hausse des prix de l’électricité à 4 %, toujours dans le but de préserver le pouvoir d’achat des Français. En effet, le marché de l’énergie est en crise et la Commission de régulation de l’énergie (CRE), qui a pour habitude de communiquer au sujet des évolutions de prix mensuels, annonce que des hausses dépassant les 30 % auraient été appliquées si le blocage des prix n’avait pas été mis en place. C’est d’ailleurs ce qu’a affirmé le ministre sur LCI hier en évoquant même une hausse comprise entre 38 et 40 %.

Bruno Le Maire a rappelé que le gouvernement a déjà appliqué la diminution de l’une des taxes sur l’énergie, à savoir la TICFE (Contribution au service public de l’électricité) qui a été diminuée autant que possible, « au plus bas de ce qui est possible au titre des règles européennes ». Problème : « cette diminution ne pourrait limiter que de 16 ou 17 % l’augmentation du prix de l’électricité », alors que ce taux serait deux fois plus important à en croire Bercy et autorités compétentes comme la CRE.

Une hausse des volumes de l’ARENH sera-t-elle actée pour limiter la hausse ?

Malheureusement, les solutions manquent pour répondre à cette situation inédite. Néanmoins, une solution sera trouvée pour répondre à cette promesse faite en automne et qui devrait être valable « pour toute l’année 2022 », et ce, au-delà des échéances présidentielles du mois d’avril. « Il ne s’agit pas de dire aux Français “on va essayer de tenir jusqu’aux élections présidentielles et après on fera une hausse brutale” », a rappelé l’exécutif.

Mais il faudra sans doute continuer de négocier avec le fournisseur d’électricité historique EDF pour répondre à cet impératif. En effet, les fournisseurs d’électricité alternatifs doivent acheter leur électricité à des prix devenus aujourd’hui bien trop importants pour la commercialiser à des prix abordables pour les consommateurs. Ces prix, pouvant atteindre les 300 euros/MWh, tranchent nettement avec les 42 euros/MWh proposés par le fournisseur d’électricité historique EDF dans le cadre de l’ARENH, l’Accès réglementé à l’électricité nucléaire historique permettant à ses concurrents d’acquérir de l’électricité à un prix du kWh d’électricité restant compétitif.

Ces négociations sont donc une « urgence absolue » et Bercy indique, par l’intermédiaire de Bruno Le Maire, travailler « nuit et jour » à une solution, et ce, « depuis une quinzaine de jours » maintenant. De son côté, la ministre de la transition écologique Barbara Pompili a assuré qu’il n’y aura pas de hausse des prix plus importante cette année.