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Électricité : le « bouclier tarifaire » va coûter plusieurs milliards d’euros à l’État

Invité au journal de 20 heures de TF1 jeudi 30 septembre, le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé la mise en place d’un ensemble de mesures. Le but : protéger le pouvoir d’achat des Français suite à la hausse des prix de l’énergie et notamment de l’électricité. Ce « bouclier tarifaire » comprend notamment une augmentation du montant du chèque énergie à partir du mois prochain. Mais concrètement, combien coûtera ce « bouclier » à l’État ?

Électricité bouclier tarifaire coûter plusieurs milliards euros à État

C’est la question à laquelle a répondu le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt et l’addition est salée. Ce ne sont pas moins de 5,1 milliards d’euros de pertes de recettes fiscales qui devront être renflouées dans les caisses de l’État dans le futur : « Les recettes brutes de taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité sont minorées de 5,1 milliards d’euros », a-t-il déclaré à l’Assemblée nationale, mardi 19 octobre.

Hier, les députés ont voté par 349 voix (contre 205 voix et 5 abstentions) le premier volet du projet de budget pour 2022, comprenant ledit « bouclier » tarifaire. Olivier Dussopt a par ailleurs ajouté que ce mécanisme fiscal sera reconduit chaque mois, notamment si le prix du gaz augmente le mois prochain et qu’il n’inscrivait pas le coût du bouclier sur le gaz. Cela se fera donc en fonction des fluctuations des prix de l’énergie :

Rien ne nous garantit que nous soyons amenés – j’allais dire acculés – à actionner ce dispositif.

Prix de l’électricité : une situation et des mesures inédites

Si les tarifs réglementés du gaz seront bloqués jusqu’en avril pour faire face à une éventuelle escalade des tarifs réglementés de vente (dits TRV), le gouvernement a également promis une hausse du chèque énergie de l’ordre de 100 euros, à destination de six millions de foyers d’ici décembre pour les aider à payer leurs factures d’électricité.

Jean Castex a en outre précisé que des mesures complémentaires seraient prises si les baisses des prix de l’énergie ne se vérifiaient pas au printemps 2022. Cela inclurait entre autres une baisse des taxes sur le gaz.

Il faut dire que toutes ces mesures ne sont pas de trop. Depuis plusieurs mois déjà, les prix de l’électricité et du gaz sont en hausse, contraignant même certains Français à ne pas se chauffer. Avec une augmentation de 12,6 % des prix réglementés du gaz et une possible hausse d’environ 10 % des prix de l’électricité début 2022, l’hiver risque d’être rude pour des millions de ménages.

Cette situation inédite met également à mal les finances des fournisseurs d’électricité et de gaz qui ont du mal à acheter leur énergie à bon prix sur les marchés de gros. Certains fournisseurs comme E.Leclerc ont même « disparu », quand d’autres n’ont pas d’alternative, mis à part d’augmenter eux aussi leurs prix, pourtant attractifs le reste de l’année.