Ventilation : quelle installation pour votre logement ?

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Une bonne ventilation, la clé pour un logement sain et bien aéré. Ventilation naturelle, ventilation mécanique contrôlée (VMC)… Pour quel type d’installation opter et à quel prix ? Les explications de LeLynx.fr pour choisir la solution de ventilation la plus adaptée à son logement.

Pourquoi faut-il ventiler son logement ?

Chez soi, bénéficier d’une bonne ventilation est important, et ce pour plusieurs raisons. En effet, ventiler son logement permet :

  • De garantir une bonne qualité de l’air intérieur : l’air intérieur d’un logement est plus pollué que l’air extérieur. Les meubles, les moquettes, les produits d’entretien rejettent des polluants, qu’il est nécessaire d’évacuer. L’humidité émise par la cuisson et la respiration des habitants est aussi néfaste pour la qualité de l’air intérieur ;
  • De maintenir la santé des occupants et du logement : mal ventilé, un logement peut se dégrader rapidement (condensation, humidité, moisissures, dégradation des menuiseries…) et nuire à la santé de ses occupants ;
  • De maîtriser l’énergie : pour qu’un logement soit performant énergétiquement, il faut qu’il soit bien isolé et étanche, mais aussi bien ventilé.

Hygiène, sécurité, performance énergétique… la bonne ventilation d’un logement est donc essentielle à tout point de vue !

Comment ventiler sa maison, son appartement ?

Ventiler son logement est une nécessité, mais comment procéder ? Il existe différents types de ventilation pour les logements. On distingue ainsi :

  • La ventilation naturelle ;
  • La ventilation mécanique contrôlée, dite VMC.

Avec une ventilation naturelle, les murs, les portes ou fenêtres de votre logement sont équipés de grilles de ventilation. L’air extérieur peut ainsi pénétrer dans la maison, tandis que l’air pollué est évacué par des tuyaux. Au contraire, avec une ventilation mécanique contrôlée, c’est un ventilateur qui se charge d’aspirer l’air extérieur et d’évacuer l’air vicié.

La ventilation naturelle est très répandue dans les logements datant d’avant 1975. Depuis le début des années 1980 en revanche, c’est la ventilation mécanique contrôlée qui est la plus répandue.

La ventilation mécanique contrôlée, obligatoire pour les logements neufs

La ventilation des logements neufs est une obligation depuis 1969. En 1982, une nouvelle loi a introduit des débits d’air minimum à respecter dans les logements et l’obligation d’installer des VMC (ventilation mécanique contrôlée) dans les logements neufs, la ventilation naturelle étant plus difficile à contrôler.

Les débits d’air réglementaires selon la loi*

 

Nombre de
pièces principales

Cuisine

Salle de bains

WC

1

75 m3 /h

15 m3 /h

15 m3 /h

2

90 m3 /h

 

3

105 m3 /h

30 m3 /h (15 dans une autre salle d’eau

30 m3 /h (15 dans une autre salle d’eau

4

120 m3 /h

5 et +

135 m3 /h

 

* Source : Ademe. Ne concerne pas les cas spécifiques (avec dispositifs individuels de réglage ou modulation automatique).

Zoom sur la VMC, ou ventilation mécanique contrôlée

Si vous habitez un logement récent ou neuf, il est très probable qu’il soit équipé d’une ventilation mécanique contrôlée, ou VMC. Une ventilation mécanique contrôlée est un appareil qui permet de contrôler l’air ambiant d’un logement, en maîtrisant les sorties et les entrées d’air.

Chaque type de VMC repose sur un fonctionnement différent, mais le principe général est le suivant : un extracteur électrique (ou ventilateur inversé) est installé dans le logement, le plus souvent dans les combles/le grenier. Il est relié par des gaines à des bouches d’extraction, situées dans les pièces les plus humides du logement, à savoir la cuisine, la salle de bain, les WC.

On distingue deux grands types de VMC : les VMC simple flux et les VMC double flux.

Les VMC simple flux

Les VMC simple flux sont les plus basiques du marché. Leur principe : l’air venant de l’extérieur traverse d’abord les pièces du type salon et chambre (via des entrées d’air), puis est évacué dans les pièces de service (via des bouches d’extraction) grâce à la mécanique du ventilateur.

Il existe des VMC simple flux autoréglable et des VMC simple flux hygroréglable. Avec une VMC autoréglable, le débit d’air est constant, quelles que soient les conditions extérieures et le nombre d’occupants. Avec une VMC hygroréglable, le débit d’air varie au contraire en fonction de ces paramètres.

Les VMC double flux

Les VMC double flux sont un peu plus perfectionnées, et donc un peu plus coûteuses à l’achat. En effet, les VMC double flux régulent l’air ambiant, mais limitent aussi les pertes de chaleur : elles récupèrent la chaleur de l’air pollué dans la maison pour chauffer l’air venant de l’extérieur.

Par ailleurs, contrairement aux VMC simple flux, les VMC double flux fonctionnent avec deux réseaux de conduits : un pour l’air entrant et un pour l’air sortant.

D’autres types de ventilation

Les VMC simple flux et les VMC double flux ne sont pas les seules ventilations mécaniques du marché. Il est aussi possible d’opter pour une ventilation mécanique répartie (VMR) ou pour une VMC gaz.

Les VMR

La ventilation mécanique répartie, ou VMR, fonctionne grâce à des aérateurs individuels, placés dans les pièces dites de service (cuisine, salle de bain, WC). Le principe est le même que pour une VMC : l’air frais arrive par les pièces principales jusqu’aux pièces de services. Une fois dans les pièces de service, il est directement rejeté vers l’extérieur.

Les VMR sont parfois appelées VMP, pour ventilation mécanique ponctuelle.

La VMC à gaz

Dans les logements collectifs où l’air pollué des logements est évacué par un seul et même réseau, on retrouve parfois des VMC gaz. Cette technologie fonctionne de la même manière qu’une VMC classique. La différence : elle est couplée à une chaudière ou un chauffe-eau au gaz, dont elle élimine également les produits de combustion.

Le puits climatique

Autre solution particulièrement adaptée aux régions dans lesquelles les températures varient beaucoup : le puits climatique. Le principe : l’air circule via des tubes, enterrés en profondeur (1,5-3 mètres). A cette profondeur, les températures sont en effet constantes toute l’année (12-14°C). Conduit jusqu’à la maison, l’air se réchauffe ou se refroidit durant le trajet et est introduit dans le logement via un système de ventilation.

Pour quel type de ventilation opter ?

Ventilation naturelle, VMC simple flux, VMC double flux, VMR, VMC gaz… Pas toujours facile de choisir un équipement lorsqu’on ne s’y connaît pas bien. Ci-dessous un récapitulatif des points forts et points faibles de chaque installation pour vous aider à y voir plus clair.

 

Type de
ventilation

Avantages

Inconvénients

Ventilation naturelle

Peu
d’investissements

Dépendante des
aléas climatiques

VMC simple flux autoréglable

Débit d’air
entrant constant

Prix abordable

Ne prend pas en
compte l’humidité intérieure

VMC simple flux hygroréglable

Débits d’air
entrant et/ou sortant ajustables

Economies
d’énergie

Plus coûteux
qu’une VMC simple flux autoréglable

VMC double flux

Economies
d’énergie, récupération de la chaleur

Filtration de
l’air entrant

Isolation
acoustique du dehors (pas d’entrée d’air en façade)

Système plus
coûteux à l’achat

Installation et
entretien plus délicats

Plus adapté à des
logements neufs

VMR

Solution adaptée
à la rénovation

Pas de conduits
et de gaines à entretien

 

Bouche
d’extraction dans toutes les pièces de service

Parfois bruyant

 

Source : Ademe

Un système de ventilation, combien ça coûte ?

Les systèmes de ventilation représentent des investissements coûteux, mais nécessaires. Selon les technologiques, les modèles, les fabricants et les logements (superficie, configuration, neuf ou rénovation…), les prix peuvent varier de quelques centaines d’euros à plusieurs milliers d’euros.

Ci-dessous un tableau récapitulatif pour vous donner un ordre d’idée des prix en vigueur :

 

Type de
ventilation

Neuf

Rénovation

VMC simple flux autoréglable

Environ 500€ HT
par logement

1,5 à 2 fois les
prix mentionnés ci-contre

VMC simple flux hygroréglable

Environ 800€ HT
par logement

VMC double flux

Environ
2 300€ HT par logement

VMR

Non réglementaire

Environ
2 100€ HT par logement

 

Puis climatique

1 000€ à
3 000€ HT hors frais (ingénierie, terrassement, installation,
paramétrage…)

Complexe à mettre
en œuvre – prix très variables

 

 

Source : Ademe. Les prix indiqués s’entendent pour une maison individuelle, fourniture et pose, hors taxe.

Des aides pour acheter une VMC

Bonne nouvelle : sous certaines conditions, il est possible de bénéficier d’aides pour financer l’achat et l’installation d’une VMC.

Tour d’horizon des solutions de financement auxquelles vous pouvez potentiellement prétendre :

  • L’éco prêt à taux zéro (éco-PTZ) ;
  • Les aides de l’Anah, l’Agence nationale de l’habitat ;
  • Les CEE, ou certificats d’énergie : il s’agit de dispositifs proposés par les fournisseurs d’énergie pour subventionner des actions en faveur de l’efficacité énergétique.
Astuce Malynx !

Certaines collectivités territoriales proposent aussi des aides pour l’installation d’une VMC. Renseignez-vous auprès de la vôtre pour savoir s’il est possible d’en bénéficier !

Comment entretenir une VMC ?

Veillez à bien entretenir votre VMC, non seulement pour que cet appareil ait une durée de vie plus longue, mais surtout pour maintenir une bonne qualité de l’air dans votre logement. Pour être optimal, l’entretien de votre VMC doit être fait de 2 manières : d’une part par vous de manière régulière et d’autre part par un professionnel, pour un entretien plus poussé.

L’entretien de la ventilation à faire soi-même

Comme le rappelle l’Ademe, vous avez un rôle à jouer pour que votre VMC perdure bien dans le temps. Concernant les bouches d’extraction, veillez à :

  • Nettoyer le volet des bouches autoréglables et hygroréglables (au lave-vaisselle ou avec de l’eau chaude ajoutée au liquide vaisselle) ;
  • Nettoyer les autres bouches d’extraction fixes avec un chiffon ;
  • Vérifier que toutes les bouches d’extraction fonctionnent. Si vous approchez une feuille de papier légère, elle doit se plaquer automatiquement contre la bouche ;
  • Changer les piles des télécommandes ou des bouches équipées de détecteurs de présence.

Concernant les entrées d’air, il est important de bien les dépoussiérez régulièrement, avec un chiffon ou un embout d’aspirateur.

Si vous avez une VMC double flux, pense aussi à remplacer régulièrement les deux filtres (poussière, pollen) du système au moins une fois par an, voire deux.

L’entretien de la ventilation par un professionnel

Votre participation à l’entretien de la VMC est importante mais ne suffit pas : il est également recommandé de faire appel à un professionnel. A quelle fréquence ? Au moins tous les 3 ans, tous les ans dans l’idéal. Notez bien que pour les VMC gaz, l’entretien annuel est obligatoire, et le contrôle et le nettoyage de l’installation doivent être réalisés tous les 5 ans.

L’entretien par un professionnel inclut :

  • Le nettoyage des éléments ;
  • Le contrôle du bon maintien des gaines et de l’extracteur dans les combles ;
  • La vérification des entrées d’air, des ventilateurs, des connexions d’électricité, des gaines… ;
  • Les mesures de débit et de dépression ;
  • Le contrôle de l’encrassement de l’échangeur pour une VMC double flux.

Côté prix, comptez en moyenne 130€ lorsque l’installation est simple et les combles sécurisés. Les tarifs peuvent toutefois varier selon les professionnels et les installations.

Conseils pour le bon fonctionnement de la ventilation

Pour que votre VMC fonctionne au mieux, il est important d’avoir en tête les bons gestes à mettre en place au quotidien. Il est ainsi recommandé de laisser un espace sous les portes intérieures, tout simplement pour que l’air circule bien. Cet espace doit être de 1 cm ou de 2 cm dans les pièces où le débit est fort, comme la cuisine.

Autres principes élémentaires à respecter : ne jamais boucher une entrée d’air ou une bouche d’extraction et ne jamais éteindre la VMC. Pour évacuer l’air pollué et l’humidité, la ventilation mécanique contrôlée doit en effet fonctionner sans arrêt.

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