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Le compteur Gazpar est-il dangereux ?

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Depuis le début de son déploiement, le compteur de gaz Gazpar fait l’objet de nombreuses critiques. Sécurisation des données personnelles, exposition aux ondes… autant d’éléments qui inquiètent de nombreux consommateurs. Pourtant, différents organismes, de la CNIL à l’ANFR, se veulent rassurants.

Le compteur Gazpar et le traitement des données

Le principe du nouveau compteur communicant Gazpar est qu’il permet un transfert automatique des données de consommation de chaque foyer équipé aux différents acteurs de l’énergie (GRDF, les fournisseurs…). Le but ? A la fois mieux comprendre les habitudes des Français, mais aussi être au plus proche de leur consommation et leur faire réaliser des économies grâce à un suivi plus personnalisé.

Pour y parvenir, le gestionnaire de réseau en charge du déploiement, GRDF, collecte un nombre important de données dites personnelles. Une démarche qui pose problème à de nombreux consommateurs, inquiets quant à la protection et la sécurisation de ces données et au respect de la vie privée.

Des données protégées

Pourtant, la protection des données est bien assurée avec le compteur communicant Gazpar. Toutes les données sont cryptées à la source, ainsi elles ne peuvent être exploitées pendant leur transmission entre le domicile et le système d’information centralisé du gestionnaire de réseau.

Par ailleurs, la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) a posé un cadre strict relatif à l’usage de ces données, que doit respecter GRDF. Si les données de consommation mensuelles sont transmises au fournisseur, en revanche les données quotidiennes (consommation horaires et/ou à la demi-heure) ne peuvent pas être transmises sans l’accord de l’abonné.

La sécurité des données traitées par Gazpar a également fait l’objet de travaux en partenariat avec l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI). Les informations transmises par ce compteur ne contiennent en outre pas d’éléments identifiants (nom, adresse…).

Gazpar et les ondes électromagnétiques

Un autre danger pointé du doigt par des particuliers comme des associations de consommateurs est l’impact du compteur Gazpar sur la santé. Le compteur communicant Gazpar transmet les données de consommation par onde radio, vers un concentrateur, en utilisant une fréquence de 169 MHz. Ce transfert des données a lieu 2 fois par jour et dure à chaque fois à peine une seconde.

De nombreux détracteurs ont dénoncé les dangers sanitaires liés aux ondes électromagnétiques, potentiellement cancérigènes. Toutefois, la fréquence des ondes du compteur Gazpar demeure relativement faible. Pour donner un ordre d’idée, une émission de 169 MHz est similaire à celle d’un téléphone portable ou d’un routeur sans fil. Le nombre d’émissions étant par ailleurs très réduit (2 fois 1 seconde par jour), Gazpar ne représente pas de danger pour la santé.

En 2016, l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation et de l’Environnement (ANSES) a conclu dans un rapport qu’il existait une « faible probabilité que l’exposition aux champs électromagnétiques émis par les compteurs communicants, dans la configuration de déploiement actuelle, engendre des effets sanitaires à court ou à long terme ».

Des ondes inférieures aux réglementations en vigueur

L’Agence Nationale des Fréquences (ANFR) a mené une étude pour évaluer l’intensité des ondes émises par le compteur Gazpar :

  • A proximité des compteurs, les valeurs maximales lors des émissions varient entre 0,5 V/m et 3 V/m ;
  • Sur place, sur une durée de 24h, les niveaux sont également faibles, de l’ordre de 0,14 V/m maximum.

L’ANFR se veut donc très rassurante : « les niveaux mesurés d’exposition aux ondes des compteurs Gazpar apparaissent donc faibles et sont très inférieurs à la valeur limite réglementaire fixée par décret, qui est de 28 V/m pour la fréquence d’émission de 169 MHz ».

Mieux informer le public

Les compteurs communicants Gazpar, tout comme le compteur électrique Linky, suscitent de nombreuses réactions et sont victimes de beaucoup de fausses rumeurs. L’ANSES a donc appelé les fournisseurs et GRDF à davantage de pédagogie et à « fournir une information claire et facilement compréhensible aux usagers ».

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