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La précarité énergétique peine à se réduire en France malgré les apparences

La précarité énergétique se réduit en France, mais cette baisse est à nuancer. La météo plus clémente et les comportements plus restrictifs ont aussi joué un rôle important.

logement energie

La précarité énergétique a diminué en France ces dernières années. Comme l’avait rapporté l’ONPE (l’Observatoire national de la précarité énergétique) dans son rapport annuel en novembre dernier, elle concernait 11,6% des ménages en 2017, contre 14,5% en 2013.

Toutefois, cette baisse est à nuancer. Comme l’expliquent Les Echos, un tiers du recul est lié à l’effet météo, car les températures ont été plus douces en 2017 qu’en 2013. D’autres facteurs ont également contribué à réduire la précarité :

  • La progression des revenus des ménages ;
  • L’évolution du parc de logements et de chauffage ;
  • La baisse de la consommation moyenne hors effet météo.

Ainsi, comme l’explique l’ONPE, « les performances énergétiques du parc de logement s’améliorent tendanciellement avec le renouvellement du parc et les rénovations énergétiques » mais « d’autres effets peuvent intervenir comme les comportements de restriction ».

Des disparités régionales

Sont considérés en situation de précarité énergétique les ménages modestes qui consacrent plus de 8% de leur budget aux dépenses énergétiques dans leur logement. En France, on constate de fortes disparités régionales à ce niveau. Les 3 régions où la précarité énergétique est la plus forte sont les Hauts-de-France, le Grand Est et la Bourgogne-Franche-Comté, avec des taux de vulnérabilité supérieurs à 18,7%. A contrario, c’est en Ile-de-France, en région PACA et en Corse que les taux sont les plus faibles.

D’après Les Echos, le gouvernement s’est fixé pour objectif de réduire le taux de précarité énergétique à 9,5% d’ici 2028. La revalorisation du chèque énergie de 50€ en moyenne dès le mois de janvier 2019 et la baisse des tarifs réglementés du gaz sont des premières étapes pour y parvenir.