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L’Autorité de la concurrence déconseille d’augmenter les tarifs de l’électricité

Le gouvernement a annoncé dernièrement une hausse de 5,9% des tarifs réglementés de l’électricité à la mi-2019. L’Autorité de la concurrence déconseille toutefois cette augmentation et demande un réexamen du dispositif.

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La hausse des tarifs réglementés de l’électricité n’a pas fini de faire parler d’elle. Dans un avis publié lundi 25 mars, l’Autorité de la concurrence a donné son opinion sur le sujet. Elle « déconseille d’augmenter les tarifs réglementés de vente sans clarifier au préalable les objectifs qu’ils doivent poursuivre ».

Pour rappel, le gouvernement a confirmé la semaine dernière que, conformément aux recommandations de la CRE (Commission de régulation de l’énergie), les tarifs d’EDF allaient augmenter de 5,9% à la mi-2019, soit au mois de juin. Sont notamment concernés les quelque 28 millions de clients du fournisseur historique.

Vers de nouvelles délibérations ?

L’Autorité de la concurrence ne remet pas en question la hausse, mais les arguments avancés par la CRE pour la justifier. En effet, selon l’Autorité de la concurrence, l’augmentation des prix de l’électricité a pour conséquence de faire supporter la charge financière aux consommateurs plutôt qu’aux fournisseurs. En ce sens, elle est « contraire à la volonté du Parlement de proposer aux consommateurs des tarifs réglementés permettant de leur restituer le bénéfice de la compétitivité du parc nucléaire historique ».

A court terme, l’Autorité de la concurrence recommande au gouvernement « de faire procéder avant le 7 mai 2019 à un réexamen de la légalité et de l’opportunité de la méthode proposée ». Est aussi demandée une nouvelle délibération de la CRE, pour « mieux apprécier les surcoûts supportés par les différents opérateurs » et revoir le calendrier des hausses prévues des tarifs réglementés.