Comment Pascal Demurger, le PDG de la Maif, compte digitaliser son entreprise

 

Pascal Demurger, PDG de la MaifDans une interview donnée au magazine L’Usine Digitale, Pascal Demurger – PDG de la Maif depuis 2009 – revient sur les risques et les opportunités de la digitalisation du secteur de l’assurance. Le chef d’entreprise explique également comment il travaille au quotidien pour implanter le numérique dans le processus de travail des 7 000 employés du groupe. 

Interrogé sur la transformation numérique du secteur assurantiel, Pascal Demurger explique : « C’est d’abord un changement de civilisation, du même ordre que l’invention de l’imprimerie. C’est aussi une forme de troisième révolution industrielle, avec un modèle fordiste de consommation de masse qui est en train de disparaître au bénéfice d’une personnalisation de l’expérience des usages qu’internet permet de mettre à l’échelle. »

Pour diffuser la culture digitale au sein de son entreprise, le PDG a enclenché plusieurs leviers :

  • l’installation de « Yammer », un réseau social d’entreprise qui permet aux agents d’échanger plus facilement ;
  • le lancement de Cooc (Corporate Open Online Courses, équivalent des formations Mooc pour les entreprises) pour former les employés au digital ;
  • la création d’un poste de CDO (Chief Digital Officer) et l’instauration de temps dédiés sur les sujets digitaux, avec des « digi-comité de direction générale ».

« Nous pouvons être disrupteurs à notre tour »

« Il y a aussi un énorme travail sur l’expérience utilisateur, l’UX. On a déjà refondu tout notre site internet, qui est aujourd’hui « full responsive« , ce qui n’est pas si répandu dans le monde de l’assurance. On conduit un important travail de fonds sur l’ensemble des points de contact avec nos sociétaires. Et on met en place, sur 2016-2017, une stratégie mobile ambitieuse, qui portera ses premiers fruits dès cet automne« , explique Pascal Demurger.

Enfin, lorsque L’Usine Digitale l’interroge sur la relation de la Maif vis-à-vis des objets connectés, le PDG répond : « Sur la question des données, la Maif a une position et une action très volontariste, notamment sur le self data et l’empouvoirement du client, avec une transparence totale et une liberté d’action sur ses propres données, de mise à jour, voire de mise à disposition. On est aussi très actif au niveau des échanges avec les pouvoirs publics, notamment dans le cadre de la loi Lemaire. La Maif se positionne comme tiers de confiance sur le sujet de la donnée. »

« La rupture digitale, c’est aussi de nouvelles offres et nouveaux services, en dehors de nos cœurs de métier. Nous nous plaçons sur des métiers qui n’étaient pas le nôtre, avec des services que l’on ne rendait pas, comme l’agrégation bancaire« , conclut  Pascal Demurger.

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