La FFA lance des pistes de modernisation du régime catastrophe naturelle

 

Au lendemain de la Conférence pour le climat (COP22) qui s’est tenue au Maroc du 7 au 18 novembre, le président de la Fédération française de l’assurance (FFA) a lancé un appel à moderniser le régime de catastrophe naturelle en France.

catastrophe naturelle

Comme le rapporte l’Argus de l’assurance, à l’occasion d’un colloque consacré aux « politiques d’adaptation face au changement climatique », Bernard Spitz, président de la FFA, a jugé le régime catastrophe naturelle français de « solide » mais « perfectible », si l’on souhaite que « les aléas naturels restent dans le domaine de l’assurabilité ».

En 2015, dans le cadre de la COP21, la FFA projetait un possible doublement du coût des événements naturels en France à l’horizon 2040. Il passerait de 48Md€ entre 1988 et 2013 à 92Md€ entre 2015 et 2040.

Les propositions de la FFA

La FFA avance certaines pistes pour moderniser le régime de catastrophe naturelle :

  • La modulation des franchises légales applicables aux sinistrés en cas de catastrophes naturelles. « La franchise légale de 10% est très dure à gérer pour certaines petites entreprises sinistrées. C’est pourquoi nous pensons qu’un plafonnement de cette franchise pour les commerçants et artisans dont le capital assuré n’excède pas 200 K€ serait pertinent ».
  • Responsabiliser les élus en encourageant les communes à se doter de plans de préventions des risques (PPR). « Entre une commune dotée d’un PRRI et une autre sans, on observe entre 20 et 30% de dégâts matériels en moins pour la première », relève Bernard Spitz.
  • Anticiper le coût que pourrait devenir les phénomènes de sécheresse pour le secteur d’ici 2040 avec « la réalisation d’études obligatoires dans des zones à risques pour éviter les sinistres ».

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