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Voitures sans permis : le marché résiste très bien à la crise actuelle

Selon les chiffres AAA Data, le nombre de voitures sans permis immatriculées en France de janvier à octobre 2020 est en légère croissance par rapport à l’année dernière. Ce marché semble mieux résister à la crise que les voitures classiques grâce à un engouement spécifique.

Voiture sans permis

Vélos et trottinettes électriques semblent profiter un maximum du boom des mobilités individuelles pendant la crise sanitaire, mais force à croire que ces marchés ne sont pas les seuls. En effet, selon des données publiées par AAA Data, sur les 10 premiers mois de l’année 2020, 11 219 voitures sans permis ont été immatriculées en France, en légère croissance par rapport à l’année dernière.

Au total, 13 415 voiturettes avaient été immatriculées en 2019. Un marché de niche certes, très loin des 2,2 millions de véhicules traditionnels vendus sur le marché français. Pourtant, les effets de la pandémie ne sont pas identiques sur les deux segments : un marché stable (voire légèrement en hausse) pour les voitures sans permis et une baisse de 25% à 30% pour les « véhicules avec permis ».

Une réglementation plus souple

Les constructeurs de voitures sans permis se frottent donc les mains, alors que cet engouement semble être une spécificité française. Nicolas Meunier, journaliste auto chez Challenges explique que la France représente « environ 90% de la production européenne », grâce à une législation bien différente par rapport aux autres pays.

« En France, seul le permis AM (ex-Brevet de sécurité routière) est exigé et seulement pour les personnes nées après 1998. L’Italie avait durci les règles, ce qui a provoqué une forte chute des ventes », explique-t-il. Ainsi, les jeunes qui n’ont pas encore l’âge pour passer le permis de conduire, qui sont en train de le passer ou qui n’en ont pas les moyens, sont ici les principaux gagnants de cette législation.