Tout sur la rédaction d’un testament

La rédaction d'un testament

Si rédiger son testament n’a rien d’une obligation, cet acte peut s’avérer salvateur lors de la succession et de l’organisation de la vie d’une famille après le décès d’un proche. Un testament peut prendre plusieurs formes, être réalisé devant notaire ou non, mais pour qu’il soit valable, un certain nombre de règles sont à respecter.

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La forme : testament olographe, authentique ou mystique ?

On peut penser qu’il suffit de prendre sa plus belle plume et de coucher sur un papier ses dernières volontés pour qu’elles revêtent un caractère sacré au moment du décès, mais ce n’est pas aussi simple. Tout d’abord, pour pouvoir se lancer dans l’aventure testamentaire il faut être sain d’esprit, âgé d’au moins 16 ans et seul (un testament de couple, ça n’existe pas).

Le testament peut être rédigé tout simplement chez soi, à condition qu’il soit entièrement écrit à la main, daté (jour, mois, année) et signé (par le principal concerné en personne, cela va de soi). Il s’agit alors d’un testament olographe. Le testateur peut alors s’en tenir à cela, au risque que le document soit égaré ou contienne des erreurs le rendant nul au moment du décès. Il est donc prudent de faire relire et corriger son testament par un professionnel, voire de le confier à un notaire (moyennant frais) et/ou de le faire enregistrer au Fichier central des dispositions des dernières volontés (FCDDV) pour 18 euros.

Le testament peut également être dicté à deux notaires, ou un seul notaire devant deux témoins, ce qui en fait un testament dit authentique. Une troisième forme plus rare, le testament mystique, consiste à remettre à un notaire, devant témoins, son testament rédigé à la main, sous enveloppe fermée. Le notaire établit alors un procès verbal. Dans les deux cas, le testament est conservé et enregistré au FCDDV par le notaire en personne. Ces différentes prestations engendrent bien évidemment des frais nettement plus élevés que pour un testament olographe.

Le fond : quelles informations peut contenir un testament ?

Le principal contenu d’un testament concerne la désignation des bénéficiaires et la répartition des biens entre eux. Cependant, tous les biens ne peuvent pas être légués à n’importe qui : il existe une « réserve héréditaire » destinée automatiquement aux héritiers légaux, c’est-à-dire les descendants ou, en l’absence de descendance, au conjoint non divorcé au moment du décès. Seule la « quotité disponible », c’est-à-dire la part d’héritage restante, peut être distribuée librement par le testateur (auteur du testament), aux bénéficiaires de son choix. Enfin, seuls des biens immobiliers et mobiliers peuvent être légués, un nom ou un titre ne peuvent pas être couchés dans un testament par exemple. À noter également qu’entre 16 et 18 ans, le testateur ne dispose que de la moitié de ses biens.

D’autres informations tout aussi précieuses peuvent figurer dans un testament, telles que :

  • des indications sur le sort à donner à son corps (don d’organes, inhumation ou crémation, etc.),
  • le nom d’un exécuteur de ses dernières volontés,
  • la désignation d’un ou plusieurs exécuteurs testamentaires,
  • la désignation d’un tuteur pour ses enfants.
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