Le don d’organes : comment ça marche ?

Don d'organe

Etre donneur d’organes est une démarche qui concerne tout le monde, car on peut tous être confrontés à ce choix de son vivant ou par procuration lors du décès d’un proche. Quelles sont les différentes procédures pour faire connaître sa volonté et, si l’on est volontaire, faire don de ses organes ?

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Quels organes peut-on donner de son vivant ?

Le don d’organes de son vivant est une pratique peu courante, puisqu’elle ne représente que 8 % des greffes réalisées en France. Il s’agit principalement du don d’un rein et, beaucoup plus rarement, d’un lobe hépatique ou pulmonaire (petite partie du foie ou du poumon). En effet, il est possible, lorsque l’on est en bonne santé, de vivre avec un seul rein. Quant au foie, il a la propriété de se régénérer.

Pour pouvoir faire un don de son vivant, cinq conditions sont à remplir :

  • être majeur,
  • avoir un lien avec le receveur d’ordre familial (famille élargie aux cousins, oncles, tantes, grands-parents et conjoint du père ou de la mère) ou affectif (conjoint ou toute personne « pouvant apporter la preuve d’un lien affectif étroit et stable depuis au moins deux ans avec le receveur » selon la loi n° 2011-814 du 7 juillet 2011 relative à la bioéthique),
  • être en bonne santé (un bilan médical est effectué afin de savoir si le donneur peut subir une intervention chirurgicale sans risque et s’il n’est pas porteur d’une maladie transmissible),
  • être compatible avec le receveur,
  • être volontaire éclairé et libre (un comité s’assure que le donneur connaît et comprend tous les risques et qu’il ne subit aucune pression de la part de l’entourage).

Donner ses organes après sa mort : quelles démarches ?

Lorsqu’un potentiel donneur d’organes décède, l’équipe médicale commence par consulter le registre national des refus de dons d’organes. Il s’agit d’une base de données officielle à laquelle toute personne d’au moins 13 ans peut s’ajouter, par simple demande auprès de l’Agence de Biomédecine. En effet, toute personne qui ne ce serait pas signalée sur ce registre est un potentiel donneur d’organe.

Certaines personnes choisissent de faire connaître leur choix via une carte de donneur qu’elles portent sur elles : attention cependant, ce document n’a aucune valeur légale et est rarement retrouvé au moment du décès. En l’absence de trace de la volonté du défunt, l’équipe médicale se tourne alors vers l’entourage proche, c’est pourquoi il est essentiel d’en parler autour de soi, de son vivant !

En principe, tout le monde peut être donneur d’organes, sans contre-indication d’âge ou d’état de santé : en 2013, 3,5 % des donneurs avaient 17 ans ou moins et 37,5 % plus de 65 ans ! Les reins, le foie, le cœur, le poumon et le pancréas sont les organes les plus couramment prélevés, mais il arrive également que les cornées, des parties de l’intestin ou certains tissus (os, artères, tendons…) le soient également. Les organes retirés sont remplacés par des matériaux afin que le corps, une fois rendu à la famille, ne porte pas de traces des prélèvements.

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