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Opérateurs funéraires : y-a-t-il une concurrence ?


On l’oublie parfois, surtout dans les conditions d’un deuil, mais les établissements de pompes funèbres ne sont pas des entreprises philanthropes, dont le seul but est de soulager la douleur de leur clientèle. Les écarts de prix sont parfois colossaux d’un opérateur à l’autre et certaines familles se voient quasiment imposer un entrepreneur. Qu’en est-il de la concurrence en France chez les opérateurs de pompes funèbres ?

Concurrence chez les opérateurs funéraires ?

LeLynx.fr, comparateur d’assurances obsèques, vous met en alerte sur certaines pratiques douteuses.

La loi de 1993 a mis fin au quasi-monopole des Pompes Funèbres Générales

Créées en 1828, soit il y a 186 ans, les PFG représentent aujourd’hui environ 750 boutiques et 5500 salariés sur le marché français des pompes funèbres. À elle seule, l’entreprise gère près d’un quart des décès en France.

Bien que leader du marché, les PFG ont connu un coup dur en 1993 : la loi n°93-23 qui a obligé les mairies à ouvrir la gestion de leurs services funéraires à la concurrence. Les Pompes Funèbres Générales, jusqu’alors seules reines en leur royaume, ont vu ainsi s’achever leur quasi-monopole des obsèques.

La concurrence est bien là mais pas toujours loyale

Les entreprises sont aujourd’hui nombreuses sur le marché des pompes funèbres : si OGF (groupe rassemblant notamment PFG, Roblot et Dignité funéraire) approche les 25 % du marché, Roc’Eclerc et Le Choix funéraire ne sont pas loin derrière, suivis de près par de nombreux indépendants, régies municipales et sociétés d’économie mixte.

Mais cette diversification de la concurrence a-t-elle autant d’impact que cela sur la réalité du marché ? Flambée des prix, concurrence déloyale : l’UFC-Que Choisir a, à plusieurs reprises depuis 2008 (autre année de réforme de la législation funéraire), sonné l’alerte concernant les opérateurs funéraires. Selon l’association, plusieurs facteurs sont à mettre en cause :

  • les entreprises de pompes funèbres profiteraient allègrement de la pression subie par les proches au moment du décès pour faire grimper les devis, car dans un si court délai (les familles disposent de 6 jours pour organiser les funérailles) et dans de telles circonstances, il est rare que l’entourage fasse jouer la concurrence ;
  • des opérateurs funéraires auraient la mainmise sur certains établissements hospitaliers et maisons de retraite ne disposant pas de chambre mortuaire, s’octroyant le droit d’organiser les obsèques en plaçant les familles devant le fait accompli ;
  • plusieurs villes de France se seraient déjà faites épinglées par l’Autorité de la concurrence pour protéger leur régie funéraire municipale de la concurrence (en faisant de la rétention d’information par exemple).