Accident vélo : la question du casque obligatoire de retour

Faut-il rendre le casque de vélo obligatoire ? C’est ce que souhaite le sénateur François Bonneau qui présente aujourd’hui une proposition de loi à ce sujet. L’objectif est de rendre le casque obligatoire à tout âge pour améliorer la sécurité des cyclistes et diminuer le nombre d’accidents de vélo.

Alors qu’en 2019, la ministre des Transports, Elisabeth Borne, avait rejeté l’idée du casque obligatoire pour les adeptes du vélo, ce débat fait son grand retour au Sénat. Au sein de la proposition de loi portée par le sénateur de Charente, le casque serait rendu obligatoire pour tous les cyclistes, quel que soit leur âge, sous peine d’une amende de 135 euros.

À l’heure actuelle, seuls les enfants âgés de 12 ans et moins ont l’obligation de porter un casque. Le but de ce texte : renforcer la sécurité des cyclistes. Durant l’année 2020, ce sont 178 personnes qui ont succombé à un accident vélo-voiture (chiffres de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière, ONISR). Malgré les nombreux confinements de cette année-là, la mortalité cycliste est restée similaire à celles des années précédentes, contrairement aux autres modes de transports.

Une proposition de loi dénoncée par de nombreuses associations

Si la question du casque de vélo obligatoire avait été écartée par la ministre des Transports, c’est parce qu’elle avait été perçue comme un frein au développement de cette pratique, plus respectueuse de l’environnement.

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Cet argument est toujours avancé par certaines associations de cyclistes qui voient d’un mauvais œil le retour de ce débat. Pour le président de la Fédération des Usagers de la Bicyclette, Olivier Schneider, l’obligation du casque comporte des effets à double tranchant : « Le premier hic, c’est l’homéostasie du risque, qui a été prouvée : plus on se croit protégé, plus on prend de risques ». De son point de vue, si la mesure entre en vigueur, les accidents de vélo réduiront car il y aura moins de cyclistes qu’auparavant.

Les associations dénonçant cette obligation s’appuient sur l’exemple de pays étrangers. En Australie, cela a fait diminuer le nombre de cyclistes d’un tiers. À l’inverse, aux Pays-Bas, où le vélo est un véritable style de vie, le casque n’est pas obligatoire et les adeptes y sont plus nombreux chaque année.