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Tout savoir sur le vélo électrique

Émilie Martineau - mis à jour le

De plus en plus intégré dans le paysage des deux roues, le vélo à assistance électrique ou VAE a été plébiscité par les Français en 2013, avec pas moins de 56 000 spécimens vendus. Réputé onéreux à son arrivée sur le marché, le VAE est de plus en plus abordable, si l’on ajoute à cela les nombreuses subventions proposées par les villes et les régions pour encourager l’usage de ce moyen de locomotion écologique.

L’assistance électrique : comment ça marche ?

Le VAE est un vélo classique équipé d’un petit moteur électrique amovible, situé, selon les modèles, sur la roue avant, la roue arrière ou le pédalier. L’autonomie du moteur est assurée par une batterie rechargeable. Mais qu’on ne s’y trompe pas, l’assistance électrique ne dispense pas de pédaler ! Généralement modulable depuis un petit boîtier au niveau du guidon, elle permet en revanche d’appréhender les côtés les plus raides et de rouler face au vent sans s’épuiser.

Pas encore convaincu ? Et si on vous dit qu’opter pour le vélo à assistance électrique, c’est aussi :

  • rouler sur les pistes cyclables sans se soucier des embouteillages,
  • conserver le plaisir du vélo, moyen de locomotion inodore, indolore, écologique et silencieux,
  • démarrer et redémarrer en toute sécurité grâce au boost insufflé au premier coup de pédale qui permet de trouver directement son équilibre,
  • se garer sans difficulté,
  • arriver au travail sans dégouliner de sueur,
  • pouvoir rouler longtemps même sans entraînement,
  • pouvoir ramener des provisions un peu lourdes sans avoir à forcer…

… Le tout maintenant sa forme et sa ligne, car l’effort de pédalage est loin d’être anodin !

Le vélo électrique peut-il être considéré comme un cyclomoteur ?

Le code de la route ne définit pas précisément le vélo électrique. Or, étant équipé d’un moteur, est-il à considérer comme un cycle ou comme un cyclomoteur ? Qu’en est-il de l’assurance à contracter ?

La différence entre « vélo à assistance électrique » et « vélo électrique rapide »

Lorsque l’on parle de vélo électrique, on ne précise pas toujours la puissance de l’assistance, qui fait toute sa différence avec un autre spécimen : le vélo électrique rapide ou speed bike. Ce dernier est assimilé au cyclomoteur, tandis que le VAE est considéré comme un cycle à pédalage assisté, défini par le décret n° 2009-497 du 30 avril 2009 :

« cycle équipé d’un moteur auxiliaire électrique d’une puissance nominale continue maximale de 0,25 kilowatt, dont l’alimentation est réduite progressivement et finalement interrompue lorsque le véhicule atteint une vitesse de 25 km/h, ou plus tôt si le cycliste arrête de pédaler ».

La différence entre VAE et speed bike réside donc principalement dans la vitesse de déplacement : là où le VAE coupe toute assistance au-delà de 25km/h, le speed bike peut, lui, monter jusqu’à 45km/h.

En conséquence, le port du casque n’est pas obligatoire sur un vélo à assistance électrique et l’usager est prié d’emprunter les pistes cyclables en respectant les règles de conduites d’un vélo. Le vélo électrique rapide doit quant à lui être immatriculé et assuré comme un cyclomoteur, avec port de casque obligatoire.

Comment assurer son VAE ?

Assimilé à un vélo, le VAE ne nécessite pas d’assurance deux roues particulière. En effet, la responsabilité civile généralement comprise dans l’assurance habitation suffit à couvrir les dommages causés aux tiers. Attention cependant : les dommages causés au conducteur responsable et à son vélo électrique ne sont pas couverts. Il peut être intéressant de contracter des garanties supplémentaires contre le vol notamment.

La plupart des compagnies d’assurances refusent de couvrir un VAE s’il n’est pas homologué. Renseignez vous avant d’acheter ! Ou si ce n’est le cas, vérifiez que votre vélo remplit les trois conditions suivantes :

  • le moteur fonctionne uniquement quand vous pédalez,
  • le moteur se coupe lorsque vous dépassez les 25 km/h ou lorsque vous freinez,
  • la puissance du moteur ne dépasse pas 250 watts.

 Bien choisir son vélo électrique

Vous vous êtes déjà creusé la tête pour l’achat d’un vélo devant la foultitude de modèles disponibles et de critères de choix ? Et bien ajoutez à cela un moteur et une batterie : vous ne vous en sortirez pas sans un petit coup de pouce, c’est certain.

LeLynx.fr a sélectionné pour vous les principaux éléments à prendre en compte lors de l’achat d’un VAE, ainsi vous saurez faire face au vendeur en affichant une certaine maîtrise du sujet.

Les six critères malinx à prendre en compte

  • Le modèle

Même si la plupart des VAE sont conçus pour la ville, certains modèles sont un peu plus sportifs et permettent d’emprunter les chemins de campagne. A vous de voir l’utilisation que vous comptez faire de votre vélo : pour des allers-retours quotidiens domicile-travail par exemple, un modèle de ville sera plus confortable et pratique ; pour des balades le week-end, les modèles type VTC au freinage plus puissant et au poids moins élevé sont mieux adaptés.

  • Le moteur

Il peut être dans une roue ou sur le pédalier, les sensations étant alors différentes. Situé dans la roue, il donne l’impression d’être poussé dans le dos. Sur le pédalier, il se ressent comme une force dans le pied au moment d’appuyer sur la pédale. Selon MetreNews.fr, le couple du moteur est un chiffre important car il détermine sa force : « plus le couple est élevé, plus les montées seront faciles même si votre vélo est chargé (…), 28 Nm semblent être un minimum si vous souhaitez attaquer confortablement des rues en pente ».

  • La batterie

Deux éléments sont particulièrement importants à prendre en compte : son autonomie et son poids. L’autonomie dépend de la capacité, exprimée en Ah (ampère-heure), tandis que le poids dépend de la composition, la batterie au lithium étant la plus répandue.

  • Les capteurs

Ils sont essentiels, puisqu’ils « préviennent » le moteur pour qu’il se déclenche au moment opportun. Reste à déterminer ce qu’ils doivent capter : la plupart se concentrent au choix sur la rotation du pédalier ou sur la pression effectuée sur la pédale. Les capteurs de rotation déclenchent automatiquement le moteur au second tour de pédalier (ou avant selon les modèles) et libèrent toute l’énergie tout d’un coup. Les capteurs de pression adaptent la réponse du moteur à l’effort fourni sur la pédale, pour une assistance plus fluide donc.

  • Les vitesses

Comme sur n’importe quel vélo, le système de changement de vitesses est à étudier : le dérailleur convient plus à la conduite sportive, quand le système intégré est adapté à la ville. Certains modèles proposent un système de changement de vitesses automatique.

  • Le prix

Il varie beaucoup en fonction des critères évoqués ci-dessus, à vous de déterminer vos priorités ! Les prix grimpants, on gagne en autonomie, en légèreté, en puissance et en fluidité. Compter 600 euros pour l’entrée de gamme et 3000 € pour le top du top. Mais l’achat est à considérer comme un investissement à long terme !

 Quelles subventions existent pour l’achat d’un VAE ?

Avant d’investir, renseignez-vous auprès de votre mairie, département, région ou même entreprise : de nombreuses collectivités encouragent l’achat de véhicules électriques en proposant une aide financière.

Une centaine de villes financent en partie votre vélo électrique

Impossible de toutes les recenser ici, mais grandes moyennes et petites communes subventionnent les achats de vélos électriques de leurs administrés. Pour ne citer que les plus importantes :

  • Paris finance 33 % du prix d’achat du VAE dans une limite de 400 €,
  • Nantes et sa communauté d’agglomération offre 25 % jusqu’à 300 €, également valables pour l’achat d’un vélo biporteur ou triporteur,
  • La Communauté Urbaine de Bordeaux subventionne les VAE, vélos pliants, vélos cargo et tricycles pour adultes à hauteur de 25 % et jusqu’à 300 € pour un VAE,
  • De nombreuses villes comme Besançon, Rouen, Tours, Colmar, Aix-les-Bains, Gap, Nice, Caen et bien d’autres proposent des aides.

A noter que Marseille, Lyon et Toulouse ne financent pas ou plus les vélos électriques.

D’autres collectivités proposent des aides

Des communautés d’agglomérations et des départements proposent des subventions à leurs administrés, permettant ainsi aux habitants de petites communes de profiter des mêmes avantages que les citadins. Il en est ainsi par exemple de la Plaine de l’Ain, des Ardennes, de l’Aube, de la Charente-Maritime ou encore des Deux-Sèvres.

Parallèlement, certaines entreprises favorisent l’usage du vélo électrique pour venir au travail et financent une partie de l’achat. A vous de voir avec votre patron !

Source : AVERE