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Trottinette, hoverboard : les utilisateurs d’engins en libre-service plus vulnérables

Les EDPM, ou engins de mobilité personnels, fleurissent sur les routes. Mais une étude montre que ceux qui les utilisent en libre-service sont plus vulnérables que ceux qui en possèdent.

Sur la route, les trottinettes et skateboards électriques, gyroroues ou encore hoverboards sont de plus en plus nombreux. Selon une étude récente*, les usagers qui empruntent ces équipements en libre-service, ce qu’on appelle désormais le « free-floating », sont beaucoup plus vulnérables que ceux qui en sont propriétaires.

La raison ? Ils sont tout d’abord généralement moins bien protégés sur la route. Seuls 9% portent un casque et 15% des équipements rétro-réfléchissants, contre 86% et 62% des propriétaires. Les utilisateurs d’engins en libre-service, qui ont un usage plus ponctuel, sont par ailleurs moins bien informés sur la réglementation en vigueur. Ils sont par exemple plus de 50% à ignorer l’interdiction de circuler sur les trottoirs, alors que cette proportion n’est que de 17% chez les propriétaires.

La trottinette électrique a la côte

Parmi tous les engins de mobilité, c’est la trottinette électrique en libre-service qui est la plus plébiscitée. 13% des personnes sondées l’utilisent au moins une fois par mois. Une pratique qui a visiblement connu un boom cette année : 73% des répondants utilisent la trottinette électrique depuis moins d’un an.

Une pratique sans doute liée aux grèves de décembre 2019 et janvier 2020 et à la crise sanitaire, qui a poussé certains utilisateurs des transports en commun à se tourner vers de nouvelles solutions de mobilité. Selon l’étude, 27% des sondés déclarent avoir modifié leur mode de déplacement habituel et 38% voient les engins de déplacement personnels comme « un geste barrière face à la crise sanitaire ».

* Etude Smart Mobility Lab pour la Fédération Française de l’Assurance, Assurance Prévention et la Fédération des Professionnels de la Micro-Mobilité