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Rodéos urbains : le gouvernement lance l’offensive

Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé que le gouvernement préparait un plan de lutte contre les rodéos urbains à moto ou scooter.

rodéo moto scooter

Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, le nombre de rodéos urbains pendant le confinement a augmenté de 15%. Récemment un policier a été blessé lors d’une intervention contre une trentaine de scooters et motos. Selon le ministre, « l’heure était arrivée de mettre en place un nouveau plan d’action plus ambitieux encore, plus global ».

Christophe Castaner a ainsi confié à deux députées de la majorité une mission de réflexion en vue de dresser un plan d’action. Ainsi, le but de Catherine Osson et Natalia Pouzyreff sera de renforcer le dispositif déjà existant et la loi de 2018 contre les rodéos. « Nous devons relever, plus encore, le défi des saisies des véhicules (…) car en confisquant les motos, les quads et les scooters des délinquants, nous les privons de leur capacité à nuire et se mettre eux-mêmes en danger », a déclaré le ministre.

39 000 interventions en deux ans

En l’état, la loi de 2018 rend le responsable d’un rodéo urbain passible de deux ans de prison ferme et 30 000€ d’amende. Cela octroie une base légale aux forces de l’ordre pour intervenir. Dans les plus grandes agglomérations, des cellules anti-rodéos ont été formées, spécialisées dans le renseignement, la saisie et la destruction des véhicules.

Depuis cette fameuse loi de 2018, on recense plus de 39 000 interventions policières et plus de 3 500 infractions relevées. Pendant le confinement, les citadins ont davantage entendu ces rodéos. Pour Christophe Castaner, « ce n’est pas nécessairement une hausse du nombre de rodéos mais un changement de pratique : les rodéos en groupes plus importants, comme une bravade supplémentaire à la législation, se sont multipliés ».