Contrôle technique moto : des associations montent au créneau

Le contrôle technique des motos continue de faire parler de lui. Alors qu’il devait devenir obligatoire à partir de 2023 pour les deux-roues, le président de la République Emmanuel Macron a décidé de le révoquer en août dernier. Une décision saluée par de nombreux motards, mais qui ne passe pas auprès des associations anti-pollution et de Sécurité Routière.

un garagiste repare une moto

L’annonce avait fait beaucoup de bruit en août dernier : l’entrée en vigueur d’un contrôle technique pour les véhicules à deux roues ne sera finalement pas actée l’année prochaine.

Très attendue par les associations de Sécurité Routière, cet ajout à la législation pour les motos devait permettre de lutter contre les accidents de la circulation et la pollution. Elle était cependant contestée par les communautés de motards.

Quels véhicules étaient concernés par le contrôle technique ?
👉 Les véhicules motorisés à deux, trois et quatre roues ;
👉 Les scooters de 50 cm3 ;
👉 Les voitures sans permis.

« Un vrai racket »

Le contrôle technique pour moto est d’ores et déjà en application dans de nombreux pays de l’Union européenne. Pourtant, une multitude de conducteurs français y voient une ingérence supplémentaire de l’État et de nouvelles contraintes. Jean-Marc Belotti, de la Fédération française des motards en colère, s’était exprimé à ce sujet :

On a la surprise de voir ce décret arriver en pleine période estivale. C’est scandaleux, c’est un vrai racket, on ne va pas lâcher l’affaire.

En août dernier, après avoir adopté un décret d’application du contrôle technique pour 2023, le gouvernement avait fait volte-face, reportant l’entrée en vigueur à une date indéterminée. La contre-attaque des associations ne s’est pas faite attendre très longtemps.

Les associations se mobilisent

Le 13 octobre 2021, trois associations anti-pollution et de lutte pour la Sécurité routière ont annoncé s’être unies pour protester contre ce report. Elles ont formé une requête en excès de pouvoir et un référé-suspension devant le Conseil d’État. Dans le communiqué de presse, le directeur général de l’association Respire, Tony Renucci, tonne :

Cette décision scandaleuse du Gouvernement se fait au détriment de la santé de millions de Français.

L’argument principal de ces associations pour contester le report ? Le fait que l’Union européenne avait exigé que le contrôle technique soit appliqué aux deux-roues dès 2022. Reste à savoir si elles seront entendues.