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Moto : les figures autorisées

Jihane Bensouda - mis à jour le

On ne va pas se mentir : les figures sur deux-roues relèvent du moto-cross ou des shows mais ne sont en aucun cas autorisées sur les routes. Et pourtant, de plus en plus nombreux sont les adeptes du stunt, cette discipline qui consiste à enchainer les figures telles que wheelings, stoppies ou burns. Le code de la route n’est pas catégorique: nulle part il n’est stipulé qu’il est interdit de rouler sur une roue, de faire crisser ses pneus au démarrage ou de lâcher les mains du guidon. Mais en lisant entre les lignes, on comprend vite que les figures à moto sur route ouverte sont facilement répréhensibles, pour preuve les nombreux témoignages de verbalisations.

Votre comparateur d’assurances moto lève le voile sur les figures autorisées et les interdictions détournées.

Le stunt : une discipline de show uniquement

Né dans les années 1980 aux États-Unis, le stunt signifie «cascade» en anglais: tout est dit! Cette discipline consiste à faire le show en enchainant les acrobaties à moto. En France, le stunt n’est pas reconnu comme un sport mais fait l’objet de spectacles lors de rassemblements de motards. Tant qu’elles restent dans le cadre d’un show autorisé, toutes les figures – appelées «tricks» – sont autorisées. En voici une liste (non exhaustive)des plus classiques, mais aussi des plus folles :

  • wheeling : rouler uniquement sur la roue arrière,
  • stoppie : rouler uniquement sur la roue avant,
  • burn : faire patiner la roue arrière au point de faire fumer le pneu,
  • christ air : rouler debout sur la selle sans tenir le guidon,
  • albatros : s’asseoir sur le réservoir et écarter les jambes, le tout roue arrière,
  • fenwick : effectuer un wheeling ou un stoppie avec les jambes par au-dessus du guidon,
  • curling : faire frotter sa barre du même nom (spécialement conçue pour le stunt et soudée à l’arrière de la moto) sur le bitume le plus longtemps possible,
  • black ride : rouler assis mais… à l’envers !

Les adeptes du stunt, ou «stunters» sont des motards chevronnés et équipés pour l’occasion. A ne pas reproduire dans son jardin, donc.

Le free ride : une pratique à haut risque

Loin des zones protégées de la circulation, le freeride consiste à jouer au stunter sur route ouverte. Pratiqué seul ou dans le cadre d’un «show» non autorisé, le freeride est particulièrement dangereux pour le motard et tous ceux qui pourraient croiser son chemin.

Si le code de la route ne formule pas clairement d’interdiction de réaliser des figures à moto, il est impossible d’enchainer les «tricks» au nez et à la barbe des forces de l’ordre sans écoper d’une amende pour l’une ou plusieurs des infractions suivantes :

  • défaut de maîtrise du véhicule,
  • régime moteur trop élevé : «les véhicules à moteur ne doivent pas émettre de bruits susceptibles de causer une gêne aux usagers de la route ou aux riverains» (article R318-3)
  • excès de vitesse.