Imprimante 3D : une moto voit le jour

Une moto construite par une imprimante 3D

Après l’automobile, c’est maintenant au tour de la moto de se faire façonner par une imprimante 3D. Cette nouvelle technologie a permis de confectionner en plastique les pièces du deux-roues auxquelles ont été ajoutés un moteur électrique et des pneus pour le rendre fonctionnel.

Selle, cadre, guidon, tout y est passé, ou presque, pour rendre ce modèle plus vrai que nature. Présentée au Rapid, un rassemblement dédié à l’impression 3D, à Long Beach, en Californie, cette moto, conçue par l’entreprise suisso-américaine TE Connectivity, ne laissera pas indifférents les amateurs de Harley-Davidson. En effet, l’engin motorisé imprimé s’inspire d’un Softail, un modèle déposé par la célèbre entreprise originaire de Milwaukee.

La plupart des composants ont été construits en plastique enrichi avec une résine résistante à la chaleur. Seuls des éléments comme le moteur électrique, le système de freinage, la batterie, la courroie ou encore la béquille ont été réalisés par un autre procédé que celui de l’impression 3D.

Limitation de vitesse

Moto issue d'une imprimante trois dimensionsToutefois, il ne faut pas s’attendre à battre des records de vitesse avec ce nouvel engin. Équipée d’un seul petit cheval, soit 750 W, cette moto ne peut atteindre qu’une vitesse maximale de 24 km/h pendant quelques minutes seulement. Mesurant environ 2,40 m et pesant 113 kg, elle peut supporter un conducteur ainsi que son passager pour un poids maximal de 181 kg. Quelque 1 000 heures de travail et environ 22 000 € ont été nécessaires pour construire le prototype.

Ce n’est pas la première fois qu’une moto est réalisée avec une imprimante 3D. Après un an de travail et l’utilisation de 18 kg de plastique, l’artiste américain Jonathan Brand a entièrement fabriqué une Honda CB 500 de 1972 à échelle réelle. Contrairement au deux-roues de TE Connectivity, toutes les pièces de l’œuvre d’art, des jantes au réservoir en passant par le levier de frein ou encore la selle, ont été réalisées avec une imprimante 3D.

Déjà, en septembre dernier, une voiture construite en quelques heures seulement grâce à une imprimante 3D avait été présentée à Chicago. Une performance saluée par le monde de l’impression nouvelle génération, car, jusqu’à présent, ces voitures avaient été mises au point après des mois de travail et d’impression.

Une utilisation pluridisciplinaire

L’impression tridimensionnelle ne se cantonne pas seulement aux engins motorisés. Depuis la mise en place de cette technique, le domaine médical s’en est par exemple servi pour la création de prothèses et d’implants, tels que des hanches artificielles ou encore des appareils dentaires et auditifs. Les architectes ont aussi compris le potentiel de l’imprimante 3D. D’ailleurs, un cabinet d’architecte hollandais a mis au point une imprimante de six mètres d’envergure pour construire, en deux ans, une maison prototype en bioplastique. À ce jour, seules deux pièces sur les treize prévues ont été achevées.

Si l’impression en trois dimensions paraît prometteuse, il faut garder à l’esprit que l’utilisation de la matière plastique engendre des polémiques environnementales et sanitaires.

Tout comme votre moto, votre voiture ou votre habitation actuelle, si un jour vous devenez l’heureux propriétaire d’un bien créé grâce à une imprimante 3D, vous devrez aussi penser à souscrire une assurance.

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